BALI 7 : End of an era

  • Kitano
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Tout a une fin, même et surtout au Komala.

 

Vous pouviez penser que je pourrais avoir une nuit tranquille et réparatrice et bien oui, c’est arrivé une fois mais pas deux ! Dans la nuit, mon tout petit se met à pleurer ; il a perdu sa sucette. En fait, il perd sa sucette car il ne peut pas respirer, il a son nez qui est pris et ne peut rien avoir dans sa bouche. Il lance son doudou, signe de protestation. Heureusement sa maman est là. Elle trouve l’explication : le voyage en voiture. Lors de notre excursion, il y avait la climatisation dans la voiture, même faible, cela a perturbé l’organisme de l’enfant. Sa maman s’énerve, lui parle d’un ton ferme, il se calme pour bientôt repartir en larmes.

 

A une heure du matin, elle décide de le promener dans le jardin, cela lui fait de l’effet. Nous allons essayer de lui mettre du spray dans le nez mais cela n’est pas facile. Il réussira à avoir et le spray et son sommeil (en passant, c’est un zeugma ;-).

 

Il y aura dans le matin, une tentative de réveil en pleurs mais cela se calmera. Par chance, le sommeil de son frère est de plomb. On se retrouve tous ensemble à cuisine pour le petit déjeuner où l’on croise le couple de belge et un vieux monsieur avec lunettes et barbe grisonnante qui pianote sur son téléphone. Il al’air bien seul. Un peu comme Christophe que l’on trouvera dans un bar un peu plus tard.

 

On devait aller voir Marcello pour manger avec lui sur la plage mais le planning est trop juste. Je prends de l’argent dans le safety box pour faire le change (14 800 roupies pour un euro, le deuxième meilleur taux du voyage) pour payer le Komala. Sur le chemin, je demande au Lusa si l’on peut venir avant, ils me disent que c’est possible. Je paye le Komala et confirme ma présence pour toute la semaine. Cela annonce la fin mais il nous reste encore dix jours.

 

Il y a deux ans, c’était Fred qui avait réservé le Komala. Sur la feuille scannée, j’avais cru lire 175 000 roupies pour une nuit, quelle ne fut pas ma surprise lorsque le chiffre devint 125 000. Ils avaient mal écrit le 2 que j’avais pris pour un sept. Cette année, même surprise. Annoncé la nuit de mon arrivée à 150 000 roupies, le prix va devenir 125 000 roupies pour 29 nuits. Sauf que, l’employé a oublié de me faire bénéficier des 10%.  Je lui fais remarquer et il l’applique. Le prix de la chambre n’a pas changé depuis deux ans alors que le taux de change nous est favorable de presque 20%. Cela va nous faire de bien de changer, tout d’abord pour l’eau chaude (pas pour moi mais pour le reste de la famille), pour le petit déjeuner (il y en aura trois), pour la piscine et tout simplement pour le plaisir de découvrir un autre endroit.  Encore trois nuits au Komala.

 

Côté nourriture, on est allés une fois de plus manger à ce restaurant, sur la place des jus de fruits à Patimura, pour une fois de plus s’apercevoir qu’il était fermé. Demi-tour réglementaire pour aller dans ce petit warung situé au 49 (il faut descendre trois marches pour manger). Le poulet au curry est légéremment pimenté, trop pour les enfants mais il y a des œufs en omelette et des légumes. Je tente une aubergine, du tempe, du tofu, du poulet au curry dans sa très bonne sauce avec un thé sans sucre mais avec de la glace. En fait, je voulais l’inverse mais cela n’a pas été possible. Il n’empêche que ce warung est le deuxième place où manger rapport qualité prix.

 

Un jus de mangue s’impose, chez ma marchande de jus. Mangue et tamarilo plus deux pommes pour les enfants pour leur goûter. L’aîné ne veut pas attendre pour boire son jus, il se met sur un haut tabouret et met la paille avec sa maman dans le verre (les verres ont un film plastique) lorsque … le verre s’écrase et tout le liquide ou presque dégouline sur ses cuisses ! C’est la première fois que je vois arriver cela. Soit ils ont mis toutes leurs forces, soit le verre avait un défaut. On essaye de nettoyer avec ce que l’on a, soit pas grand-chose, on se lave les mains et un nouveau jus de fruit arrive !

 

Sur le chemin retour, une femme nous aborde. Elle dit nous avoir remarqué dans les rues, sur la plage, dans les warungs et nous demande si nous connaissance une adresse car la sienne si elle n’est pas chère est bruyante (benesari bene à ce que j’ai pu commprendre). Elle est chilienne, voyage avec son compagnon et leurs deux enfants, une fille, un garçon, quatre et trois ans. Is vont partir aux iles Gilli et revenir vers le 18. Ils cherchent un hôtel pas cher, pas bruyant car en cette période, de nombreux hôtels sont complets. Cela confirme ma théorie : ce sont les hôtels de milieu de gamme qui vont souffrir de la concurrence. I y a une clientèle (au moins d’habitués) pour le Komala, il y aura une clientèle pour les hôtels de luxe mais entre le deux comme le Lusa, cela va être difficile car ils n’auront ni la première, ni la seconde catégorie de clients.

 

Après le change, j’ai évité d’être grisé par le fait que j’étais en possession de 6 millions de roupies ! En France, si j’avais cette somme en euros, je quitterais femme et enfants pour une destination où l’on me propose tous les jours des massages avec le sourire !

Trêve de plaisanterie, j’ai mis un tatouage de papillon sur chaque épaule de mon fils. Les précédents ne se collaient plus, sûrement le temps. On n’a pas pu aller voir Marcello. Pour une fois, le tout petit ne s’est pas endormi en allant manger, il le fera à une heure décente, permettant à sa maman de faire une courte sieste réparatrice. Je suis déjà sur la plage avec le grand qui prend plaisir à affronter les vagues, il veut soit faire la bagarre, soit courir après moi. Et lorsqu’il voit le chien noir, il me dit ‘c’est lui qui m’a mordu’, je lui réponds que je le surveille et que s’il vient, on fera un piège et on le jettera à la mer.

 

Pas beaucoup de vagues aujourd’hui. Les sauveteurs que je ne reconnais pas ne font  pas leur travail. J’en verrai même fumer un sur la plage ! aujourd’hui, je n’interviens pas, il y a peu de nageurs voire pas du tout à mon niveau. Par contre, sur la plage, je suis prêt à intervenir lorsque je vois un couple de surfeurs arriver sur le bord pour déposer leur surf. Ils ont bien vu que je tenais mon fils, même s’ils étaient à quelques mètres, en lui disant de ne pas bouger. Je ne dois pas avoir l’air sympathique pour eux mais je n’en ai pas envie et il faut que le message passe. En voyant mon visage, je pense qu’ils ont compris.

 

Coucher de soleil nuageux, on rentre pour le classique douche, maïs, courses. Sauf que, on doit encore changer la couche du tout petit avant de partir ! Nawill nous attend avec un pakbao et un paquet de cacahuètes. Le grand lui donne deux voitures en bois pour son fils qui a trois ans et qui s’appelle (phonétiquement) Dewill. Nous prenons congé avec que le grand dans la poussette ne sombre trop vite. Trop tard, il a sombré sans avoir pu manger. On prend une crêpe salée et des bananes chez nos marchands habituels avant que je ne commande un mango juice.

 

Que va-t-il se passer cette nuit ? Le tout petit va-t-il se réveiller, nous réveiller et réveiller les autres?  Peut-être pas Jack qui se lève tôt demain matin pour Jogja. Peut-être le reverrons-nous avant notre départ. Ce matin, il portait des chaussettes avec un emplacement pour le gros orteil car comme moi, en achetant des chaussures (lui, c’était des tongues) il a mal avec les frottements.

 

Peut-être que moi aussi, un jour, dans de nombreuses années, je reviendrai au Komala seul pour nager encore dans les vagues. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour, de la semaine, du mois, ni même des années à venir. Je dois m’occuper de notre taxi car j’ai reçu un message de Fred me disant que notre voyage de demain était annulé.

On va passer au plan B.

 

 

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