BALI 7 : mango juice

Publié le 16 Août 2015

Une journée classique après celle d’hier, un peu trop même.

 

6h30. Après une bonne nuit ou presque, je me réveille pour la première fois avant tout le monde. J’ai bien fait de me coucher tôt hier. Ce soir, j’écris pour mettre le blog à jour. J’ai des forces, j’ai bu trois boissons énergisantes, deux cafés et un café dont le nom est choccocino qui contient d’abord et surtout du sucre avec un goût de cacao.

 

Je vais me nettoyer les yeux car si la conjonctivite est sur la voie de disparaître, mes yeux sont encore collants et mon œil droit encore rouge. Comme les enfants se réveillent, je les emmène à la plage qui est vide de nageurs mais pas de surfeurs. Cette ambiance matinale est revigorante. Je ne trouve pas la plage si sale que cela. Les parasols sont sortis et les lifeguards commencent à mettre les drapeaux de baignade interdite. Du classique pour moi pour ce voyage.

 

Lors du petit déjeuner, on croise l’australien qui a trois enfants métis et qui doit presque être à la retraite. Son petit qui porte encore des couches a un ballon, son père voudrait bien qu’il joue avec mes enfants mais il veut garder le ballon. J’ai le même à la maison (enfant, pas le ballon) : chaque fois que son petit frère a un objet, il le lui prend. Il en est même méchant : il lui a pris une fleur et lorsque je lui ai demandé de la lui rendre, il l’a coupé en morceaux ! il voulait partir avec moi pour acheter la bonbonne d’eau et il a été puni jusqu’à ce qu’il ramène une autre fleur et dise pardon.  C’est pas facile, je vous le dis.

 

Après le petit déjeuner, j’essaye de rattraper le retard que j’ai pour écrire mes billets. Cela ne va pas être facile, j’arrive juste à tenir la cadence jour après jour. Après la tête, les jambes et le reste pour un massage au salon d’Hana. La fille me demande ‘strong’ ou ‘medium’, je choisis strong. Je le sentirai sur mon mollet. Les restes de la tendinite. Un massage classique qui n’a pas duré l’heure prévue. Je tenterai un autre salon plus tard.

 

Il est déjà midi et on retourne manger au Warung Seven. J’aime leur cuisine, je reprends un plat de Sumatra. Comme c’est du poulet, je vais faire donner les os par le grand car le tout petit s’est endormi. A côté de nous, un couple de jeunes français. La jeune femme avec des yeux bleus agathe nous dit qu’ils sont bloqués une semaine de plus sur Bali car leur vol vers l’Australie a été annulé à cause de ce maudit volcan. Ils ne doivent pas travailler mais si cela m’arrivait … cela ne me gênerait pas, j’ai une semaine de marge !

Le grand va donner les os à notre ‘ami le chien’, celui qui est sans collier, celui qui n’a pas de maître. Il le fait sans avoir peur, il y a deux semaines, il n’aurait pas osé le faire ! il me demande pourquoi le monsieur de la boutique d’à-côté porte un masque avec une cartouche. Je lui explique qu’il répare les surfs et qu’il utilise de la résine.

 

Sur le chemin retour, après avoir fait une vingtaine de pas, on s’arrête sur le côté droit chez un warung pour acheter du riz, des légumes et une petite cuisse de poulet à emporter pour celui qui dormait. Je demande le prix, je comprends ‘fifty’ (50), je lui dis alors que c’est trop cher mais elle me rend la monnaie et je m’aperçois que j’aurais dû comprendre ‘fifteen’. J’ai vu des encornets, je dis à la fille ‘sampa jumpalgi besok’ ( à demain ).

 

On passera sur les vagues, qui auront vite disparu, pour se concentrer sur mon tout petit qui aura eu autour de lui 17 personnes indonésiennes qui pour la plupart le photographié. Son grand frère passait autour des personnes et allais vers son frère comme pour empêcher les photos. On a bien entendu revu le monsieur avec des lunettes qui a dit qu’il adorait mes enfants !

 

Mon tout petit a un sens plus développé que son frère pour le côté social, charmeur. Il n’hésite pas à faire des coucous, à pencher sa tête pour les photos. Ce qu’il aime le plus, c’est de montrer avec son doigt et les avions, hélicoptères, cerfs-volants, surfs, chiens. Il aime aussi les vagues, surtout lorsqu’il leur tourne le dos, n’hésitant pas à se laisser porter. Aujourd’hui, son petit orteil va mieux mais le bas de son dos est rouge. Peut-être est-ce un effet de couleur avec le soleil, une réaction de ses boutons de chaleur ? une journée presque banale pour lui qui recevra du sable dans les yeux de la part de son frère.

 

Le soir, on ira manger notre maïs qui annonce le sommeil de l’aîné. Nawill va nous offrir des petits paquets de cacahuètes et un verre de café. On en serait presque gêné si cela n’était pas offert de bon cœur. Son stock de maïs est plus important qu’hier et qu’avant-hier.

 

Mon stock de mosquito, de bombe anti-moustiques et de boissons au café chocolat va être faite car on va au supermarché de Patimura. Au retour, un jus de mangue, passage obligatoire. La vendeuse m’aime bien, elle me tape sur l’épaule, en me disant toujours ‘papa’.

J’ai pris du galon avec l’âge et surtout avec mes enfants. De figure classique de touriste européen me voici en charge de deux bambins qui ont de bonnes bouilles.

 

Juste avant de quitter Nawill et que l’aîné ne sombre dans le sommeil, je lui ai dit  en lui montrant les trois enfants qui essayaient de nous vendre des colliers ‘tu vois, ces enfants, ils doivent travailler dans la  rue car leurs parents n’ont pas d’argent’.

Je ne sais pas s’il a compris qu’il est né au bon endroit, au bon moment avec de bons parents, cela je ne sais mais sûrement meilleurs que ceux qui n’hésitent pas à mettre sur le trottoir leurs enfants au lieu de les mettre sur le banc de l’école.

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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