Publié le 31 Juillet 2013

Ce n’est plus la pleine lune mais elle est encore bien visible.

Aujourd’hui est un jour spécial pour Papa, il va retourner au cinéma à Bali. La dernière fois, cela devait être lors de son premier ou deuxième voyage, c'est-à-dire avant la fin du siècle. Siècle où l’on mangeait ici de la tortue avant qu’elle ne soit en péril.

Le film qu’il avait vu devait être L’arme fatale 3, en version originale, ce qui lui avait permis d’apprécier le nombre de fois où lemot « fuck » fut employé. Après l’attentat et avec la multiplication du piratage, le cinéma ferma définitivement dans la Legian. Le cinéma se trouvait presque à côté de la discothèque qui a subi l’attentat.

Il doit encore exister des cinémas à Jakarta mais sous dominante de distribution de films américains. Et il faut se dépêcher pour aller les voir car ils restent peu de temps à l’affiche. Un peu comme en France actuellement, mais cette situation date d’il y a vingt ans.

Le cinéma est donc revenu sur Kuta par la présence de la galerie marchande Beach Walk. Trois salles pour deux films par semaine avec une combinaison de prix qui diffère selon le jour et la salle. Il y a trois prix : du lundi au jeudi, le vendredi et le week-end. Enfin, on peut choisir la salle ‘Première’ avec des sièges plus grands, inclinables et se faire livrer à manger et à boire. On peut choisir dans toutes les salles sa place. Il n’y a pas de placement libre. Les prix vont de 50 000 roupies à 175 000, montant largement supérieur qu’en France.

A ce sujet, le taux est toujours en notre faveur : 13 440 roupies pour un euro. Ce qui met la place de cinéma la moins chère à moins de 4 euros pour près de 13 pour la plus chère.

Guillermo Del Toro va donc devenir le deuxième cinéaste dont deux films ont été vu au cinéma à l’étranger. Le premier, c’était M. Mann avec Tom Cruise en premier rôle. Cela avait valu à Papa une citation au Masque et la Plume. Jérôme Garcin aime bien citer les auditeurs du monde entier. Papa me dit qu’il avait aussi cité pour le livre Sur la route, qu’il avait lu il y a deux ans.

Ce fut le dernier auditeur à avoir été cité pour ce livre tellement qu’il y avait eu un engouement pour Cormac Mac Carthy. Il n’y eut donc après Papa qu’une auditrice qui poursuivit les louages de ce livre (elle devait écrire du Mexique).

La séance commença à l’heure après des bandes annonces et de la publicité. La salle fait 400 places réparties en deux dont on accède aux sièges par l’allée centrale, privant de ce fait, les meilleures places. Comme à son habitude, Papa prit la place le plus au fond, presque au centre gauche, rangée délaissée, au moins vers 14 heures, heure à laquelle il paya sa place.

Avant la séance, un panneau indique de ne pas parler pendant la séance. Il faudrait aussi indiquer ne pas utiliser son téléphone portable pour sûrement chater. Au moins un quart d’heure après le début du film, une bande de jeunes arrive pour occuper la dernière rangée et le jeune à côté de Papa, va utiliser son portable. Il va recevoir un geste de Papa pour lui dire que la lumière de l’écran le gêne. Que ce soit ici ou en France, quel intérêt d’aller voir un film pour être collé à son portable ? A ces gens là, il leur faut vraiment des films qui correspondent à leur niveau de compréhension d’une histoire regardée en pointillés.

Pour terminer, juste avant l’entrée, il y avait des affiches pour les films à venir (shoming soon) ; avec surprise, des affiches du dernier film avec Dany Boon, Gérard Lanvin et un film de la société Europacorp (avec Rochdy Zem).

Le film de l’espagnol Guillermo Del Toro est un mélange de Transformers, Godzilla avec une touche de Robocop et Alien. Entre intimisme (le rôle féminin ramenant le plus à l’enfance) et artillerie lourde (on détruit plus de gratte-ciels que dans World War Z), sans oublier la touche d’amitié virile, le film n’est pas à la hauteur de celui qui avait fait le sublime Labyrinthe de Pan.

Après cette longue parenthèse sur le cinéma, revenons à Moi.

J’ai pu voir une souris courir à la sortie du Komala. C’est normal, les déchets sont mis dans un lieu de stockage pas dans des poubelles comme chez nous.

Ensuite Maman a cru marcher le soir sur un rat mort. Cela elle déteste. De toutes les façons, elles détestent toutes les petites bêtes comme les blattes par exemple. Mais, elle n’apprécie pas non plus les lézards, bien que Papa lui dise que c’est utile dans une chambre. Dans la notre, enfin dans la salle de bain, Papa en a vu un gros. Enfin, plus gros que le petit qui est presque collé à l’ampoule à l’extérieur.

En parlant de petit, j’ai vu une camionnette qui faisait la promotion de boxe thaïlandaise par des nains ! Certains doivent trouver cela amusant !

J’ai aussi pu croiser des couples mixtes. Ici, beaucoup sont visibles. Ce que l’on peut remarquer, ce sont ces couples où la femme est blanche et l’homme indonésien. Souvent, elles sont corpulentes et d’un certain âge. Pour l’instant pas vu de Kuta boys. Ce sont des jeunes hommes aux cheveux longs, plutôt musclé qui sont là pour rendre les vacances encore plus exotiques à certaines femmes qui ont le pouvoir d’achat pour vivre une illusion.

Lorsque l’on va à la plage, on passe par un salon de massage. Si à 18h30 lors de notre retour, toutes les masseuses travaillent, il n’en n’est pas de même vers 16 heures. Elles sont presque toutes là à me regarder et à m’envoyer des signes. Lors du retour, on passe de l’autre côté de la rue où il y a aussi un salon. Et bien, dans ce cas, c’est la masseuse qui sort pour venir me voir !

Lors de la baignade, qui était calme - trop pour Papa - il a rencontré George, l’enfant de Surabaya qui sait parler anglais. La première phrase qu’il lui a dite a été : « où est Gabriel ! ».

Le marchand de maïs refuse de nous faire payer le maïs. Il est attentionné en nous disant de manger le féculent à l’hôtel où il sera moins chaud. La femme du marchand de noix de coco a demandé à Papa de faire une photo demain avec Moi !

Mes parents m’ont acheté du lait en poudre. Dulé, dulé, dulé. Moi, j’aime trop. J’en ai besoin. On le testera demain. Mes parents ont de l’appréhension car déjà que je n’ai pas voulu du nouveau biberon (la forme de la tétine dit Maman), que je ne veux pas de ma nouvelle sucette pour remplacer l’ancienne. Cela s’annonce mal.

Maman a intégré la notion de prix relatifs. On est allés au restaurant japonais pour la seconde fois. Mais Papa avait oublié la trousse de secours, mise en place depuis ma chute lors de notre première venue.

Un Bento (plateau de sashimi avec riz, légumes, brochettes servi avec un bol de riz) et un menu set (le numéro 2) pour un montant de 200 000 roupies. Ce sont presque les plats les plus chers (le plus cher est à 100 000 mais hors taxes soit 15% à rajouter).

Nos visites au masakan voient la note s’aloudir : 42 000 à celui de Patimura 15 mètres après le stand des jus de fruits, 50 000 lorque l’on prend à droite après ce masakan et 62 000 dans celui de la Benesari en allant sur la plage.

Pas toujours facile de comparer mais depuis notre premier masakan, j’ai mon assiette. Cela n’est toujours simple de me faire manger carje ne suis pas sur mon siège comme à la maison. C’est Maman qui me fait manger avant que Papa prenne le relais à la fin et jusqu’à que je fasse le signe de descendre. J’ai tout de même bon appétit. Ce que j’aime aussi c’est le pain de mie après la plage et la brioche le matin.

Une vie presque ordinaire faite de simplicité, dans un endroit pas si ordinaire que cela.

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Rédigé par Kitano

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Publié le 30 Juillet 2013

 

un grand

merci à

Teache A

pour

sa collaboration ;-)

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Rédigé par Kitano

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Publié le 30 Juillet 2013

You’re beautiful it’s true

C’est la pleine lune. Il y en a qui vont la voir d’encore plus près en Thaïlande, à Ko Pan Ghan. Moi, le soir, je la suivrai des yeux en la montrant à mes parents.

Mais avant cela, on a fait ce matin une ballade en remontant la Pantai Kuta et en poursuivant tout droit sur l’allée qui est parallèle à la Legian. A gauche nous avons la mer, à droite les hôtels pour clientèle aisée, celle qui lit sous un parasol à cent mètres de la mer.

La discothèque 66 (double six en anglais) n’existe plus, à la place encore un hôtel à étoile. Mais cela n’est rien par rapport à ce qu’il se prépare à construire. Un complexe encore plus haut avec des appartements spacieux. Il leur faudra de nombreux mois pour terminer les travaux. Une fois de plus, c’est une tendance lourde, ces complexes, cette architecture toujours plus haute et toujours plus axée pour drainer les dollars et euros. Mais dans cette catégorie, tous ne pourront pas tenir en cas de crise économique persistante entraînant une baisse du tourisme.

Dimanche, alors que sur la plage, les personnes se comptent en centaines, la plage était presque vide. On comptait les gens seulement par dizaines. On se serait cru un après 15 août. Il faut dire que beaucoup de boutiques étaient fermées aujourd’hui. Une fête nationale, la pleine lune, une fête religieuse. Nous ne saurons.

A tel point que Papa a dû aller à l’internet du Komala pour ses programmations des articles. Au lieu de passer une heure, avec 4 000 roupies, il a tenu 40 minutes.

De retour, il était temps d’aller se restaurer dans un restaurant local. Nous avons pris du poulet, un poisson et un repas pour Moi pour la somme de 50 000 roupies. Plus cher que le précédent mais j’ai mon assiette avec du poulet. Maman a pris un poisson mais elle en s’est pas doutée que la couleur rougeâtre sur le poisson c’était du piment. D’ailleurs tout était pimenté, sauf le riz et mon assiette. Pour Papa cela allait, comme icône il aurait mis deux piments rouges sur les trois possibles.

Il est certain que j’ai du riz sur, autour et en-dessous de moi. J’ai mangé, peut-être pas assez. En ce moment, mes parents me surveillent car je fais des selles plutôt liquides mais tout va bien côté santé. On rentre, non sans avoir fait la pause du jus de mangue.

Je vais faire la sieste pendant que Papa va sur internet car son micro ne peut définitivement tenir les conditions climatiques à l’extérieur et bénéficier du wifi.

Il a des nouvelles de France, des températures. Il fait moins chaud, là où l’on est. Il oublie d’écouter le Masque et la Plume, tellement qu’il est concentré à publier ses articles. En moins de 20 minutes, tous les articles ont subi un couper coller pour être programmés. La prochaine étape sera de programmer des photos. Peu ont été prises pour l’instant !

Comme il y a peu de monde, il y a aussi peu de surfeurs dans la zone. Mais Papa doit intervenir auprès d’un indonésien qui apprend les rudiments à une blanche. Visiblement, il ne comprend pas ou ne veut pas comprendre le discours. Comme il y a un fort courant latéral, ils se retrouvent avec Papa qui va voir cette fois la fille, lui demande si elle comprend l’anglais et lui sort son discours. Mis à part cela, peu à faire car peu de gens. Sauf une surfeuse, qui saura vite que Papa est français comme elle. Mais, elle dit qu’elle a dérivé.

Une fois de plus, sur la plage, on va me prendre en photos. Quatre fois sous trois supports différents : téléphone, tablette et appareil photo.

Les seuls à demander notre accord sont une famille de Surabaya. Le petit qui doit avoir dix ans, parle bien l’anglais. Il dit qu’il parle anglais une heure par jour dans son école international et que plus tard il voudra être docteur. Il nous dit aussi que sa petite sœur s’appelle Gabrielle. C’est une indonésienne de trois ans, un peu joufflue. Il me dit que je suis beau (beautiful, handsome).

Mais moi, je ne me rends pas compte. Je cours vers la mer qui a reculé avec la marée en ce jour de pleine lune. Il faut vraiment marcher pour arriver à la mer. Les vagues étaient proches du bord et Papa vu le type de vagues, essayait de les prendre pour surfer sur celle-ci avec son corps et atteindre le bord. Par deux fois, ce sont ses genoux qui l’ont arrêté, tellement qu’il avait avancé près.

Il sort car je viens d’arriver et qu’il s’est pris deux petites décharges provenant de tentacules, filaments de méduse. Dans ces cas là, il faut se faire pipi dessus pour calmer la douleur. Je connais le mot ‘pipi’. Cela me fait sourire lorsque je fais pipi dans mon maillot.

Après un coucher de soleil qui passe par la case nuage, à la fin de sa descente, passage vers notre distributeur de maïs. On a droit encore à deux maïs sans que notre vendeur n’accepte d’argent ! J’aime bien le maïs, je sais le manger avec mes petites mains.

Par contre, je n’ai pas voulu boire avec mon nouveau biberon, vu que l’on en a perdu un. En dernier recours, il y a une boutique dans Beach Walk qui vend notre marque. Bientôt, on va être à court de lait. Cela va commencer à être problématique pour mes parents quant à savoir si je vais l’accepter.

Beach Walk on y est allés une deuxième fois. On est retournés au stand des vidéos et voitures qui bougent comme en France. Papa m’a installé dans une et au moment où il s’apprêtait à acheter une carte pour faire fonctionner l’engin, un homme jeune avec deux enfants à passer la carte dans le lecteur pour que la voiture puisse fonctionner en disant « free ». Peut-être que Papa devrait changer de tshirt pour faire moins pauvre ! C’était chouette. On reviendra.

En quittant le centre commercial, j’aperçois trois poupées balinaises avec la taille aussi fine que leurs longs cheveux noirs. Elles doivent sûrement au Square Garden. Le français copain de Saïd, en a parlé hier à Papa. Il y a eu une histoire de bagarre : trois australiens se font contrôlés sur une moto sans casque. Le policier veut les faire payer et se reçoit un coup de poing de la part d’un des monstres australiens. Il y en a de vraiment musclés ici. Cela doit valoir l’israélien que Papa avait vu à Ko Pan Gan, une armoire, même les cuisses de Papa ne faisaient pas la largeur de ses bras. C’est lui qui d’une voix agressive demandait à la femme thaïe « hey, retourne toi » pour qu’il puisse la prendre en photo. Ici, il n’y a pas ou peu d’israélien car l’Indonésie est un pays musulman.

Papa s’est renseigné sur la séance de cinéma, il ira demain.

Et demain, je continuerai à améliorer mon langage. Le côté positif, c’est que mon langage évolue. L’inconvénient, c’est que je dois parler indonésien !

Mon langage évolue en même temps que ma marche. Je préfère descendre les deux marches du bungalow en position debout plutôt que de descendre à l’arrière.

Je vais de plus en plus loin dans l’allée. Je comprends ce que l’on me dit et je sais aussi me faire comprendre au moins par les gestes, ce qui plus tard améliorera l’apprentissage de la parole.

Je suis un enfant heureux.

La mer, des vagues et un maïs me suffit à être épanoui.

Comme Papa.

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Rédigé par Kitano

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Publié le 29 Juillet 2013

Rédigé par Kitano

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Publié le 29 Juillet 2013

I want to move it, move it

Ce matin en me levant, Maman m’a chanté la chanson de Joyeux Anniversaire. En fait, on devrait dire moisiversaire, car mes parents me le fêtent tous les mois depuis que je suis né. J’ai toujours fait mes moisiversaires à la maison sauf deux fois, chez Mamie et Papi.

Ici, à Bali, on ne va pas déroger à cette habitude. Surtout que Maman dit que Papa en a ici. Il a son mango juice dans le petit marché touristique de Patimura, sa noix de coco chez Bapak dans la jalan theater, ses deux boissons énergisantes, ses trois pack de lait de soja sans oublier un bon pain de mie au chocolat et à la banane.

Papa est parti vers dix heures aller acheter le gâteau à Mata Hari. Il y a bien une boutique qui fait des gâteaux à la crème – pouvant représenter des voitures, des maisons – avec des couleurs flashy mais ils sont plus beaux à regarder qu’à manger. Papa a un peu moins de deux heures pour aller à Mata Hari, puis faire les courses au Supernova pour trouver les bougies et enfin prendre sa noix de coco. Cela risque de faire juste.

Surtout qu’il oublie d’aller à Mata Hari ! Cent mètres à refaire. Sur le chemin, toujours ces vendeurs qui accostent pour aller voir leurs boutiques. Jamais il n’y est allé et jamais il n’ira. Il faut dire que cette année, les touristes sont bien moins nombreux.

Le gâteau choisi sera une brioche au chocolat, j’aurai aussi droit à un yaourt. Les yaourts sont vendus ici à l’unité. On n’en trouve qu’au Mata Hari. Dans les boutiques ouvertes 24 heures sur 24, on en trouve mais seulement à boire.

Après le Mata Hari, direction le Supernova pour les bougies et regarnir le stock de boissons sans oublier des fruits. Les mangues achetées la semaine dernière commencent à murir. Papa a pris un petit ananas ainsi que du jambu. C’est un fruit qui a une peau mangeable rouge et l’intérieur blanc qui sans avoir de goût désaltère.

Les courses sont finies. Il faut qu’il rentre sans passer par la case noix de coco, sans regret car il n’y a rien sur le stand.

Juste avant midi, Papa arrive. Il a chaud et semble fatigué. Le ciel était couvert et il est parti sans chapeau. Une année, il a fait cela et a eu une insolation. Manger l’aidera à surmonter cet effort.

On va manger au TOTEMO, c’est un restaurant dans la Benesari, un peu plus cher que les autres (le prix ne comprend pas le riz) mais meilleur à ce que dira Maman. On monte à l’étage. J’ai droit à une demi-part de plat de lasagne tandis que Papa reste fidèle à la sauce noix de coco mais cette fois c’est du thon. Maman prend du poisson cuit dans une feuille de bananier.

Manger avec un enfant dans un restaurant ou un masakan ou dans n’importe quel endroit qui n’est pas la maison n’est pas évident lorsque ce n’est pas un petit pot. Le souci que vont avoir mes parents, c’est que je ne vais pas aimer les lasagnes ! Ou alors que le fromage.

Plan B, ils me donnent de leur riz ainsi que de leur poisson. Papa finira donc son assiette, la mienne et celle de Maman. A partir de ce jour, , il se calmera sur la nourriture !

On mange à côté d’un couple de jeunes russes à voir la blondeur des cheveux et la couleur des yeux bleus de la fille. Lorsque j’ai fini de manger, je vais sur une banquette vide que je dois partager en face à face avec un couple. Pas de souci qu’ils disent mais un de leurs amis, type Jésus, arrive et Papa vient me chercher.

Il est temps de partir. Au comptoir pour payer, j’arrive à m’amuser avec la calculatrice jusqu’à que le monsieur en ait besoin. Ensuite, je leur fais le signe d’au revoir en leur envoyant des bisous. Cela fait toujours craquer.

Retour pour une sieste et nous voici à la plage avec Maman, car Papa est parti plus tôt après une deuxième boisson énergétique. Je retrouve la joie des vagues car l’eau est moins froide. Papa me dit qu’il a fait une machine à laver ! C’est lorsque l’on prend une vague en son sommet et que l’on suit le mouvement de la vague qui s’écrase. Ce qui est dangereux, c’est lorsque la vague est trop proche du bord, se retrouver projeter sur le sable ne fait pas du bien. Il a dû continuer à faire son travail de police entre les deux drapeaux. Il en a été encore plus motivé lorsqu’il a vu un homme de carrure sportive se prendre dans l’épaule une planche de surf. Le monsieur se touchait ensuite l’épaule. C’est arrivé une fois à Papa, il y a deux ans. Cela ne fait pas du bien et surtout peut être dangereux. Il n’y a qu’un asiatique qui ne comprend pas l’anglais et qui ne comprend pas les règles des surfeurs qui se borne à rester entre les deux drapeaux.

Moi, j’aimerais bien nager mais je ne sais pas. Pourtant, je me laisserai bien tenter mais pas encore. Lorsque la vague arrive, lorsque je suis assis ou debout ou sur les genoux de Papa, ce dernier me soulève pour l’éviter. Juste au dernier moment. C’est rigolo !

J’aime bien aussi courir sur la plage sur le sable. J’arrive presque à ne pas tomber, enfin presque. On m’a pris une fois en photo aujourd’hui. Maman n’aime pas cela. Papa lui pense que c’est un juste retour des choses lorsque les touristes blancs prennent des enfants dans les pays du tiers monde. Qu’ils ont l’air ridicule ! Peut-être que je finirais sur facebook !

En sortant de la plage, on va chercher notre maïs, je devrais dire nos deux maïs car maintenant Asli nous en donne deux ! Comme il ne veut pas d’argent, cette fois Papa lui a donné des échantillons de parfums. J’ai remarqué qu’il avait changé son pinceau pour mettre la sauce par celui offert par Papa.

Ensuite douche, petite visite à Patimura pour prendre la première à droite après le marchand de jus et acheter un biberon dans un magasin spécialisé pour enfants. Il y avait même des Pampers. Papa s’est tout de même arrêté au stand des crêpes. Cette fois, il en a pris une à la myrtille. J’ai aimé. On arrive au bout de la rue qui donne juste sur celle du marchand de noix de coco. On va en boire une. Une dame en me voyant sur le stand me donne une banane et la femme de Bapak est trop contente de me voir, elle me fait des chatouillis. Je rigole trop. Elle me fait penser à ma Mamie !

Mais le temps passe et il faut rentrer. Mes parents me disent qu’il faut que je sois rentré plus tôt pour que je prenne un rythme qui ne me fasse pas passer l’heure du sommeil. Il est vrai qu’au retour dans la Pantai Kuta, je vois des lumières, des voitures, des motos, des chevaux et j’entends de la musique.

Lorsque j’entends de la musique, je me mets à bouger les mains et à bouger ma tête comme j’ai vu faire Papa. Mais avant je regarde mes parents pour être sûr qu’eux aussi le fassent.

Je vais chercher un peu mon sommeil, en pensant peut-être à la lune qui est bientôt pleine, au bateau que j’ai vu passer le long de la plage, aux gens, aux sourires, à la vie, à la mienne qui m’emmène doucement vers mes deux ans.

Deux ans, c’est grand. C’est aussi le nombre d’années qu’a attendu Papa pour revenir à Bali. Car l’année dernière, j’étais un tout petit et maintenant Papa il me dit ‘il est grand mon tout petit’.

Mais j’y pense, on n’a pas fêté mon anniversaire !

Vivement demain et vivement les vagues.

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Rédigé par Kitano

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Publié le 28 Juillet 2013

Rédigé par Kitano

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Publié le 28 Juillet 2013

Superstar, that what you are

Si les feux d’artifice résonnent le long de la plage pour moi, ce soir, cela aura été la découverte du ‘Give me five’, autrement dit ‘donne m’en cinq ‘ autrement concrétisé par ‘tape moi sur la main’.

Aujourd’hui, on m’a parlé, regardé, pris en photo sur la plage et lorsque l’on est allés sur la Poppies II, des hommes me tendaient leurs mains. Je ne comprenais pas. Puis, Papa a pris ma main et la mise contre la sienne. Ensuite, j’ai compris le mécanisme. Cela a été un festival.

Je voulais tout le temps le faire avec Maman. En rentrant, on se fait interpeller par deux femmes qui me regardent et disent « beautiful », elle demande mon âge (delapan belas bulan). Lorsqueje pars, je fais le signe au revoir et j’envoie aussi des bisous. Cela fait toujours craquer. Cela va me faire drôle en France de passer incognito.

On a visité Beach Walk, le centre commercial que Papa avait vu en construction l’été 2011. Trois étages. Le rez-de-chaussée et ses bars affichent presque complet. Ce que j’ai préféré, c’est le deuxième étage avec les voitures qui bougent. J’aime bien tourner le volant. On y retournera, on me l’a promis.

Un fait est certain, c’est que Bali change et Papa me dit que c’est une tendance de fond, irréversible. Il se construit des immeubles à étages comme jamais on a vu, destinés à une clientèle aisée. Résultats, les petites boutiques ferment partout : Benesari, Legian, Poppies. L’espace pour les voyageurs existera encore mais va se réduire.

D’un autre côté, les boutiques ou cantines pour locaux pratiquent toujours le double prix. Payer 12 000 un bakso, c’est un quart de plus que le prix, 2 000 de plus que le prix affiché de là où l’on a mangé ; mais Papa me voyant grogner a fait au plus pressé, au plus prêt.

Le bakso c’est une soupe avec des boulettes de viandes de poulet et de porc avec quelques légumes et des pieds de poulet que l’on ne demande pas. La soupe est servi dans un bol, il a suffi pour Maman et Moi mais Papa en aurait mangé deux.

J’ai aimé. Ce n’était pas évident les nouilles surtout avec l’oignon frit que je n’ai pas apprécié. Pour les boulettes de viande, c’était bon.

Ensuite, on est allés boire une noix de coco. Le marchand était content de me voir. On n’est pas restés longtemps car il fallait que je me cale pour la sieste et surtout, il commençait à pleuvoir. Du jamais vu à Bali selon mon Papa. Certes, il a eu plus mais que le matin.

En passant les prévisions météo que l’on peut trouver sur internet sont fausses (sauf peut-être météo France) : ils annonçaient 39 le lendemain de notre arrivée et des orages durant ces deux jours. Cela n’a pas été le cas du tout.

Ici, ce qu’il faut prévoir, c’est de la crème anti-moustiques sans oublier le ventilateur. Auparavant, Papa l’utilisait en même temps que le mosquito coil (un serpentin comme de l’encens). Depuis, il a évolué. Lors de son dernier voyage, il a acheté ici une prise avec du liquide, cela semble efficace. Il a quand même gardé le mosquito, utile pour la terrasse et la salle de bain. Il n’a pas non plus oublié des sachets de crème indonésiennes pour enfants, bien moins cher que le spray acheté en France.

Cet après-midi j’ai pleuré car je me suis fait mordre par une fourmi, de type petite et rouge. Vite, vite, de la crème et surtout la vidéo de l’ours, vite remplacée par des photos de Mamie et Papi. Papa peut faire un zoom sur les visages. Cela m’a beaucoup aidé à oublier la douleur.

Maman a vu un rat en train de bouger dans la Benesari, une blatte dans la douche. Papa s’en est débarrassé mais elle n’a pas du tout, du tout apprécié. Depuis, elle entre avec appréhension et en chaussures dans les toilettes. Cela n’étonne pas et n’effraie pas Papa qui dans un des hôtels le moins cher de Kao San Road à Bangkok avait été réveillé car il avait senti quelque chose monté sur son visage !

Lorsque je gambadais dans le jardin, essayant d’arracher des herbes, regarder des pies, ou alors guettait les deux écureuils qui se baladent dans les arbres, Papa a discuté avec un jeune homme barbu qu’il croyait avoir reconnu de 2011, Comme son accent n’était pas totalement compréhensible, il en a conclu à une méprise.

Par contre de méprise, il n’y en a pas pour les russes. Leur mauvaise réputation les suit et ils savent l’entretenir. Le copain à Saïd nous dit en passant qu’il a dû intervenir dans la cuisine à cause d’un russe qui parlait fort … à deux filles en face de lui ! Il paraît que c’est culturel.

Ce matin, nous avons déjeuné face à trois russes. Les cheveux allaient du châtain clair au blond blanc, toutes jeunes avec des yeux bleus. Maman a dit que le soir, maquillées, elles sont plus mises en valeur. Papa ne répond pas car même le matin, c’est agréable à regarder.

Pour terminer, un mot sur la douche. Je n’aime pas la douche. Le bain, cela va mais pas le jet et ici, il faut donc que mes parents s’adaptent. De toutes les façons, je finis toujours par pleurer. Maman a tout de même trouvé un subterfuge ! Celui de la bouteille d’eau de 1.5 l remplie que l’on me verse au fur et à mesure. Le pire c’est lorsque l’eau arrive dans mes yeux, j’aime pas du tout, mais pas du tout !

C’est comme quand Maman me change, j’essaye toujours mais toujours de me tourner !

Le plus rigolo, cela a été cet après midi de retour de la plage.

Nous avons d’abord fait une halte près d’Asli le vendeur de maïs. Papa lui a apporté cette fois, une boîte de pâte à noisettes pour ses trois enfants. Il lui a demandé s’il fallait mettre de l’eau ! On est repartis avec deux maïs sans qu’Asli ne veuille que l’on paye.

Papa et moi, on est dans le jardin de l’hôtel, il rencontre ce jeune barbu et ensuite me prend par la main et m’emmène dans la chambre, me monte sur le lit et dit à Maman qu’il faudrait changer la couche.

Sauf que je n’avais pas de couche !!

C’est trop rigolo … mais j’ai dû passer à la douche !

Si je suis blondinet, Papa ne l’est pas. Mais, on a un point commun, un code génétique qui est que nos cheveux frisottent. Avant, c’était visible mais aujourd’hui les cheveux de Papa ont poussé et sont longs et lisses. Ce qu’il aime entre autres en moi, dans ces empreintes génétiques, c’est que je peux manger avec les deux mains.

Il faut que mes deux mains soient remplies pour lancer le mouvement d’une main vers la bouche et l’autre qui se prépare pendant que la première anticipe de demander de la nourriture.

Je mange avec les mains comme les indonésiens, même si je mange le yaourt facilement avec une cuillère. Je mange de tout, même si je bloque un peu sur les fruits en ce moment. Ce n’est que passager.

Ma Tatie Valérie dirait que j’ai faim de vie.

De vie, de sourires et de Give me five !

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Rédigé par Kitano

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Publié le 28 Juillet 2013

...de dos. Marquée au initiales de son créateur.Jennifer Graylock/NBC/AP/SIPA

...de dos. Marquée au initiales de son créateur.

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Publié le 27 Juillet 2013

Rédigé par Kitano

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Publié le 27 Juillet 2013

Paix aux hommes de bonne volonte

Pour une fois, je me suis réveillé avant mes parents ! Mais, j’ai gardé le silence. Papa s’était couché tard en rattrapant le temps pour écrire ses articles.

Il est plus en forme qu’hier et ne sacrifie pas à son habitude de commencer la matinée par une boisson énergétique et un lait de soja. Ses brûlures d’estomac sont toujours présentes mais en régression.

Lors de ce petit déjeuner, un fort indonésien pour ne pas dire gros (mais plus gros encore que mon oncle GROS LOUP) me parle en français. On lui dit que l’on vient de Lyon. Il connaît grâce au football mais il connaît aussi un saxophoniste originaire de la ville qui joue ici.

J’ai de l’appréhension tout de même et je ne vais pas vers lui. Il me prend en photo ainsi que mes parents.

Ce matin, la destination est le supermarché Supernova, place où l’on va manger et aussi acheter une carte sim pour Maman.

Au bout de la Legian, on va vers le bureau de change pour s’apercevoir que le taux a encore monté : 13 550 roupies pour un euro, c’est un très bon taux. Papa discute avec le monsieur qui doit faire partie du bureau. Il lui dit qu’il venait ici en 2011 car non pas que les taux étaient bons mais c’étaient les meilleurs (good but the best).

Le monsieur le remercie et lui dit qu’en fait, il était avant sur la Legian (juste à côté d’un restaurant qui a fermé depuis). Le monsieur parle un peu avec moi et me demande si je suis un garçon ou une fille !

Il confirme que le taux va baisser (début du week-end) pour ensuite remonter lundi matin.

C’est ce jour là que Papa va négocier et payer notre hôtel pour le mois. Avant de s’informer sur le prix du taxi retour vers l’aéroport. A peine arrivé qu’il pense au retour ! Cela n’accélère pas les jours. D’ailleurs, s’il n’y avait pas l’ordinateur, il aurait perdu la notion des jours et de la date.

Il est midi dix et il faut aller au Supernova. La route n’est pas si longue mais il y a beaucoup de circulation et les trottoirs ne sont pas adaptés à la poussette (ou l’inverse).

Arrivés à notre destination, on file directement au masakan. Papa connaît cette adresse d’un bon rapport qualité prix. Cette fois, on prend trois assiettes. Pour la première fois, je vais manger comme un grand dans mon assiette mais … sur la table. C’est plus pratique pour mes parents. Seul Papa a pris du riz. Moi, je vais manger des légumes, du soja, du poulet avec une sauce légèrement sucré et du maïs frit jusqu’à que mes parents s’aperçoivent qu’il est légèrement pimenté ! Cela ne me gêne pas. Enfin, pas encore !

Je vais aussi manger du tempé (soja frit) et du riz que Papa va me donner. Je finis le repas avec un yaourt de France mais les munitions se réduisent ! Il va falloir passer à l’indonésien pur jus de lait.

Dans le supermarché, Maman croit que j’ai perdu ma tétine, celle dont je ne veux pas me séparer. Ils la cherchent dans les rayons où en passant je reçois des sourires et des phrases des vendeuses balinaises. Ils passent, ils repassent dans les rayons pour s’apercevoir qu’elle était sous mes fesses !

Encore de l’émotion pour Maman qui a acheté une carte sim qui ne passe pas sur son téléphone car il est bloqué. Il lui faut un code pour cela. Elle appelle bien la fonction, SOS mais personne ne répond !

Un problème des solutions. Papa lui propose son téléphone ou alors d’avancer la date d’achat du téléphone qu’il voulait. Le précédent acheté à Bali, il ne l’a pas retrouvé en France et il veut un téléphone de secours en cas de perte ou de casse, pour ne pas faire un achat précipité. Il n’en est pas encore au téléphone tactile !

Retour à la maison sans passer par la case noix de coco. Il fait chaud et Maman est fatiguée. Je vais tarder à trouver mon sommeil pour me réveiller ou me faire réveiller vers les 17 heures. Papa est déjà parti.

Entre temps, il aura reconnu – lui qui n’est pas physionomiste – les deux français rencontrés lors de BALI 6 en 2011.

Le premier c’était Saïd qui travaillait pour Eric et Ramsy ainsi que dans l’écriture de scénario. Il est au chômage mais revient chaque année sur Bali.

Le second, c’est plus compliqué. Il est arrivé trois jours avant le départ de Papa et aura eu sa chambre lors de son départ. Le souci c’est que Papa avait échangé la chambre avec une anglaise qui avait une petite fille de 3 ou 4 ans, AGA, dont s’occupait sa grand-mère pendant quelque temps. C’est comme cela que Papa avait pu discuter avec Saïd, car leurs bungalows étaient alors voisins. Il était discret et prenait son petit déjeuner dans sa chambre.

Le souci pour cette anglaise, c’est qu’en laissant sa chambre, elle laissait aussi le grand lit. Elle voulait donc faire l’échange car c’était plus pratique lorsque son copain indonésien venait.

C’était juste quelques minutes après que Papa ait rencontré son marchand de maïs dans la rue Benesari, il lui restait d’ailleurs qu’une dizaine de minutes avant qu’on le mène en moto à l’aéroport. Il les avait laisser discuter

C’était Made qui l’avait emmené pour 40 000 roupies, c’est-à-dire moins qu’un taxi mais cher pour un voyage en moto. Made est un employé depuis des années du Komala. Mieux valait donner cet argent à une personne qui n’avait pas été augmenté en deux ans, alors que l’hôtel avait doublé ses prix. Made avait une fille dont s’occupait sa mère car en Indonésie, les accouchements ne sont pas remboursés à ce que lui avait dit le balinais et sa femme travaillait.

Papa va donc avoir des nouvelles des anciens du Komala de l’été 2011.

Le copain de Saïd, qui se rappelait de Papa, a divorcé, sa femme étant parti avec un ‘black’ costaud en ayant voulu vendre leur maison sans rien lui dire. Bon, étant libertin il pouvait se douter que sa femme se comporte comme lui. C’était elle qui en 2011, tellement qu’elle avait confiance lui avait acheté des préservatifs ! Il a arrêté d’être dj et va monter une entreprise avec son frère. Dans quelle activité, je ne sais.

L’anglaise, blonde avec quelques formes agréables à regarder, s’est mariée ou était avec un Lord. Pour l’argent, leur avait-elle confié. Elle est revenue en catastrophe à Bali car elle aurait tué ce Lord avec un vase. Elle est retournée en Angleterre et on n’a plus jamais entendu parler d’elle !

Quant à ce cher Victor, il est revenu mais ses tremblements s’étaient accentués du fait de la maladie de Parkinson, il toussait, ne surfait plus. Il a décidé de donner sa planche à la masseuse du coin qui la lui gardait et il est reparti vers son pays. Trop vieux pour rester à Bali dans cet état de santé.

Quand Papa a rencontré Victor, ce dernier avait plus de 70 ans.

D’origine autrichienne ou polonaise (son nom finissait pas ski), ses parents avaient le choix d’émigrer aux Etats-Unis ou en Australie. Ce fut ce second choix. Le jour de sa retraite, il a jeté sa montre. Il voyageait sans téléphone et sans carte bleue. Une vie simple à Bali, rythmé par un petit déjeuner sur sa terrasse avec une chaise soudoyé à un employé, du surf le matin, une demi-part de lasagne à midi et une boisson l’après-midi et un repas léger le soir.

Papa l’avait accompagné en longeant la plage le jour de son départ. Car Victor avait décidé d’aller à l’aéroport à pied. Il avait laissé sa chambre à midi alors que son avion était le soir et que l’on peut entrer dans l’aéroport seulement trois heures avant son départ. Il n’avait qu’un sac, avait abandonné le peu de vêtements qu’il avait. Il voyageait léger.

Sa vie avait changé vers 40 ans, lorsqu’il rencontra une indonésienne. Du classique. Il se maria, eu vite deux enfants. Trente ans après, sa femme à la cinquantaine, une maison au nom de Victor en Australie et une autre dans son village natale, un de ses enfants travaille au Canada. Durant son séjour à Bali, il ne donnera aucune nouvelle à son épouse.

Victor était un homme sans contrainte. Il liait facilement contact avec toutes sortes de personnes. Il montrait des photos de lui, avec des amis de surf, dans les années 60.

A 70 ans, j’aimerais bien faire une activité sportive. A cet âge, je n’aurais plus mes parents. Vivre libre est aussi ce que veut aussi m’enseigner mon Papa. Mais, pour l’instant, j’ai trop besoin d’eux même si j’arrive facilement à lier contact avec mon sourire et mon regard coquin.

Le voyage développe les contacts, la découverte, l’adaptation, le changement mais aussi le recommencement. Comme la mer avec les vagues qui viennent finir leur mouvement sur la plage.

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Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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