Les militaires birmans en poste à Naypyidaw, la capitale du pays depuis 2005, vont pouvoir troquer leurs talkies-walkies pour des téléphones portables dont l'usage était jusqu'à présent interdit pour des raisons de sécurité.


La junte vient d'autoriser la mise en place du premier réseau de téléphonie mobile dans cette ville nouvelle aux avenues désertiques et à l'activité embryonnaire, construite de toutes pièces à environ 400 kilomètres au nord de Rangoun dans une région montagneuse et boisée.

"Nous voulons des équipements de base pour la capitale. C'est pourquoi la technologie CDMA a été autorisée", a justifié jeudi un responsable birman.


La junte a toutefois largement limité cette mesure en fixant le droit d'entrée à 1.550.000 kyats (environ 1.500 dollars) dans un des pays les plus pauvres de la région.

"Les téléphones portables ont été autorisés depuis le 9 octobre autour de Naypyidaw. Les communications sont meilleures maintenant", a confirmé à l'AFP l'employé d'un hôtel joint par téléphone depuis Rangoun.


L'homme fort de Birmanie, le généralissime Than Shwe, avait délaissé Rangoun et fait bâtir en secret cette nouvelle capitale pendant trois ans, officiellement pour jouir d'une position plus centrale dans le pays.

Les analystes avaient pour leur part évoqué une peur paranoïaque du régime, qui craint constamment d'être renversé et prend ses décisions politiques sous influence de l'astrologie.

Depuis, les militaires et hauts fonctionnaires utilisaient des talkies-walkies pour communiquer. Un deuxième réseau devrait être autorisé dans les prochains mois, selon un responsable birman à Rangoun.

(Source AFP)
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