Radio off
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Rappelez-vous, c'était le 5 septembre. Le premier billet avait pour titre : 'Là-bas si j'y suis', il avait pour thème la
radio et plus précisément France Inter.
L'année radiophonique se termine - une semaine avant celle du blog - avec un billet que j'aurais préféré ne pas écrire :
Frederic Bonnaud et son émission LA BANDE A BONNAUD s'arrête du fait de la direction.
Ce qui me choque, ce n'est pas l'arrêt de cette émission mais les raisons pour lesquelles on a licencié Frederic Bonnaud : 'élitisme culturel'.
Il ne sera repris sur aucune des chaînes du service public.
Je n'ai pas de poste de télévision donc je ne paye pas la redevance.
Mais, s'il fallait payer pour que perdure Radio France et plus particulièrement France Inter, je vous assure que je la payerais.
France Inter - comme je l'écrivais en septembre - est Ma radio. Presque la seule que j'écoute. A la rentrée, il y eut du changement dans la direction (le président nommé est un ami du pouvoir en place, Jean-paul Cluzel) et donc dans la grille.
Daniel Mermet perdit son créneau de 17h/18h, pour remonter dans la grille en lui faisant perdre des milliers d'auditeurs (ce qui me fit écrire en chat avec Daniel : 'le décalage horaire ou plutôt le décalage de l'horreur' - il apprécia la formule).
Frederic Bonnaud, nouveau venu en radio (3 ans de CHARIVARI de 18h/19h - France Inter est alors leader de cette tranche depuis toujours), hérita donc d'une tranche peu commune sur Inter 16h30 / 18H.
L'émission était à classer dans le culturel avec des invités divers et des chroniqueurs intéressants (cinéma, livres, sports, gastronomie).
A noter toutefois que Frederic Bonnaud avait choisi de remplacer Michel Polac par Fabrice Gabriel (venant aussi des Inrocks) et que cela ne devait pas le gêner d'avoir le créneau de Mermet !
Au fur et à mesure des semaines, j'accrochais moins à cette émission mais je continuais à l'écouter : elle m'a fait découvrir Phillipe Colin (PANIQUE AU MANGIN PALACE le dimanche - une révélation), les chroniques d'Arnaud Vivian était vivifiante (lui aussi un ancien INROCK) et le son de Pochon amenait une note souriante, légère.
Mais, même si je suis critique, la fin d'une émission de radio, de ma radio me touche. Surtout que lorsque Frederic Bonnaud a débuté en radio, c'était au Masque et la Plume et j'avais même écrit pour saluer son entrée dans le groupe cinéma (à l'époque, j'écrivais par carte postale !) avant qu'il devienne 'méchant Bonnaud' (il était critique aux Inrocks).
Son départ ne peut que toucher lorsqu'on l'écoute dans les dernières minutes, on sent bien une personne sensible et vraie.
Ce qui me choque donc, c'est l'alibi et plus profondément la tournure que prend la politique de Radio France.
Demain, les émissions de France Inter seront perturbés par une grève.
On les soutient.
Non à la médiocrité, que cela nous pousse à résister par la culture et comme écrit en présentation de mon blog :
L'année radiophonique se termine - une semaine avant celle du blog - avec un billet que j'aurais préféré ne pas écrire :
Frederic Bonnaud et son émission LA BANDE A BONNAUD s'arrête du fait de la direction.
Ce qui me choque, ce n'est pas l'arrêt de cette émission mais les raisons pour lesquelles on a licencié Frederic Bonnaud : 'élitisme culturel'.
Il ne sera repris sur aucune des chaînes du service public.
Je n'ai pas de poste de télévision donc je ne paye pas la redevance.
Mais, s'il fallait payer pour que perdure Radio France et plus particulièrement France Inter, je vous assure que je la payerais.
France Inter - comme je l'écrivais en septembre - est Ma radio. Presque la seule que j'écoute. A la rentrée, il y eut du changement dans la direction (le président nommé est un ami du pouvoir en place, Jean-paul Cluzel) et donc dans la grille.
Daniel Mermet perdit son créneau de 17h/18h, pour remonter dans la grille en lui faisant perdre des milliers d'auditeurs (ce qui me fit écrire en chat avec Daniel : 'le décalage horaire ou plutôt le décalage de l'horreur' - il apprécia la formule).
Frederic Bonnaud, nouveau venu en radio (3 ans de CHARIVARI de 18h/19h - France Inter est alors leader de cette tranche depuis toujours), hérita donc d'une tranche peu commune sur Inter 16h30 / 18H.
L'émission était à classer dans le culturel avec des invités divers et des chroniqueurs intéressants (cinéma, livres, sports, gastronomie).
A noter toutefois que Frederic Bonnaud avait choisi de remplacer Michel Polac par Fabrice Gabriel (venant aussi des Inrocks) et que cela ne devait pas le gêner d'avoir le créneau de Mermet !
Au fur et à mesure des semaines, j'accrochais moins à cette émission mais je continuais à l'écouter : elle m'a fait découvrir Phillipe Colin (PANIQUE AU MANGIN PALACE le dimanche - une révélation), les chroniques d'Arnaud Vivian était vivifiante (lui aussi un ancien INROCK) et le son de Pochon amenait une note souriante, légère.
Mais, même si je suis critique, la fin d'une émission de radio, de ma radio me touche. Surtout que lorsque Frederic Bonnaud a débuté en radio, c'était au Masque et la Plume et j'avais même écrit pour saluer son entrée dans le groupe cinéma (à l'époque, j'écrivais par carte postale !) avant qu'il devienne 'méchant Bonnaud' (il était critique aux Inrocks).
Son départ ne peut que toucher lorsqu'on l'écoute dans les dernières minutes, on sent bien une personne sensible et vraie.
Ce qui me choque donc, c'est l'alibi et plus profondément la tournure que prend la politique de Radio France.
Demain, les émissions de France Inter seront perturbés par une grève.
On les soutient.
Non à la médiocrité, que cela nous pousse à résister par la culture et comme écrit en présentation de mon blog :
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