La radio est un média commode, peut-être le plus facile et exportable maintenant avec la technologie.Il y a, grâce aux blogs, de la résistance mais le problème est qu'il faut les trouver et avoir l'envie d'y retourner, tous les jours et que cela ait une qualité.
Autant et je l’avoue, j’ai peu d’affinité avec Daniel Schneiderman, mais je regrette que les formes choisies, par le rond, jovial et talentueux Philippe Vilamitjana directeur des programmes de France 5, n’aient pas été plus élégantes et appropriées pour mettre fin à « arrêt sur image ». Là je dis : Tous avec Bonnaud ! Hier, une fois de plus et pour la dernière, j’ai été touché par le personnage et son talent. Mais surtout sa vision du service public audiovisuel tel qu’il existait. Et dans un éclair j’ai compris tous les services rendus, lorsqu’il a cité « apostrophe » la célèbre émission de Bernard Pivot, et Patrick Modiano un de ses invités particulièrement marquant pour Frédéric Bonnaud. Début, en 1976 exactement. Je me souviens de Bernard Pivot qui annonçait, la trentième, la quarantième…. C’était au siècle dernier, à 21H30 le vendredi soir sur l’A2, en face sur la première chaîne il y avait …. « au théâtre ce soir », sur la 3 je ne sais plus... on avait pas de zapette à l’époque. Frédéric Bonnaud m’a fait comprendre qu’une ère se termine, qu’un mur se construit, invisible et présent. Comme un apartheid ou l’accès à une culture différente sera tarifé. Bien sûr que le « loft », la « star ac » font partie de la culture de mes enfants, mais si je n’ai plus que ça à leur proposer alors ….Alors faudra pas venir se plaindre demain de la société dans laquelle on vivra. A mon époque, dans mon milieu, je n’avais presque qu’aucune chance de rencontrer Jean d’Ormesson ou Charles Bukowski, les deux plus célèbres invités de Bernard Pivot, pour des raisons très différentes, et beaucoup d’autres auteurs encore. Ca m’a apporté une certaine ouverture d’esprit et un esprit critique mais ça ne m’a pas toujours fait rêver car ce n’était pas fait pour. Voilà donc ce qui se prépare, c’est un audiovisuel formaté, où vous n’aurez pas trop à réfléchir, juste à rire au moment où on vous l’indiquera. En parallèle, si vous cherchez un autre éclairage, faudra payer, mais vous n’en aurez même plus envie. La fin de la bande à Bonnaud sonne le signal, ou va France Inter ? J’avais déjà du mal à accepter leur pub mais en face de la qualité offerte je me faisais une raison. A présent que vont ils garder ?