BEST OF BILLET : Handicap commercial (janvier 2007)
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Ce soir là, j'ouvre l'enveloppe pour y trouver non, la lettre informative mais un appel à dons. A cet instant là, j'ai ressenti une gêne face à ce courrier. De mémoire, dans un de ses commentaires, Teache A me disait qu'il avait lui aussi reçu pendant des années leur béquille en bois faite à partir d'allumette. Teache A soulevait aussi le fait que sur leur site, il y avait une rubrique 'people'. C'est pour cela que le nom a été enlevé de mes liens.
Connaissant bien cette association, je peux en décrire l'évolution mercatique (marketing pour ceux qui ne connaissent ce mot qu'en anglais) : cela commence par un montant libre, puis les années passant on mentionne le prix d'une prothèse que vous pouvez offrir. Ensuite on augmente la somme en vous montrant qu'avec la déduction fiscale vous pouvez donner plus. A ce niveau là, début du XXIe siècle, la notion de parrainage arrive. Et en 2007, on ne vous propose plus qu'un 'don ponctuel' face à 3 choix de prélèvements mensuels d'un montant prédéterminé ou libre, avec en plus une étiquette à détacher et coller.
Ce qui me gêne, ce n'est pas une question pécuniaire, là n'est pas mon souci, mais cette attitude de considérer le donateur (ou le futur) comme un client, un vulgaire client dont on prélève une somme pour un service. Certes, il faut des moyens pour une association mais l'argent dépensé pour des courriers inutiles .... Inutile. Ce mot ne devrait pas être lié à une oeuvre caritative, humanitaire ou autre.
