WWE Tribute to the troops : le catch patriotique
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Imaginez que l'équipe de France du sport que vous voulez (mais avec le football, c'est plus marquant) parte pendant les fêtes de Noël faire un match amical pour soutenir le moral des troupes françaises à l'étranger et plus précisemment en Afghanistan.
C'est ce qu'il s'est passé en décembre, en Irak : les catcheurs de la plus grande et renommée fédération de catch sont allés faire un show qui a été retransmis en fin d''année. Les titres n'étaient pas en jeu pour la petite histoire.
La WWE (World Wrestling Entertainment) avec son président Vince Mac Mahon entretient depuis 2003 un lien fort avec l'armée ou plutôt le patriotisme. Imaginez-vous durant STADE 2 (si l'émission existe encore) ou TELEFOOT un reportage ou plutôt un interview durant le congrés des socialistes ou plutôt de l'UMP. Pendant l'émission !
Les américains sont patriotes. Et plus particulièrement les fans de catch. Il suffit qu'un catcheur (de préférence un gentil) crie 'USA, USA' et c'est plus de dix mille personnes qui reprennent ces mots. Effet décuplé contre un méchant iranien ou russe.
La limite entre patriotisme et nationalisme est mince. On dit que la patriotisme c'est l'amour de la patrie et que la nationalisme la haine des autres. Elle répond bien à ce sentiment qu'entretiennent les américains, révélateur devant leurs visages lorsqu'ils entendent 'America the beautiful' chantée par Lilian Garcia (présentatrice du show RAW).
En voyant les soldats américains, j'ai tout de suite remarqué 3 faits : la jeunesse de ces hommes, leurs nationalités différentes (il y avait des portoricains) et les pancartes qu'ils montraient devant le ring (c'est un classique dans le catch).Mais au lieu qu'ils sont mentionnés le nom des catcheurs, on lisait 'Joyeux Noël' et surtout 'Je vous aime' et 'Je rentre bientôt'.
Derrière ces hommes, on pouvait y voir le reflet d'une société, d'une société américaine soucieuse de défendre son idée du monde sans l'adapter et en utilisant les délaissés (échange d'une naturalisation contre un engagement pour beaucoup) d'un système économique libéral sauvage.
La politique, de la politique spectacle, sans mots inventés mais avec pour ces soldats, un oubli pendant quelques heures de leur situation. Puissent-ils regarder l'année prochaine l'émission devant un téléviseur.
