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La possibilité d'une île

  • Kitano
  • PoP

Voici l'article sur le livre de Houellebecq écrit il y a deux ans.

Il y a d'abord ce titre, évocateur et cette 4e de couverture "qui parmi vous mérite la vie éternelle" annonciatrice d'un ou plutôt deux recits d'un même personnage (si l'on peut dire) a deux époques differentes.

Le debut du lire est abrupte, le style ne fait guère de concessions sur le personnage porté sur le sexe et sur lui-meme. En fait, Houellebecq n'aime personne à commencer par lui-même. Il hait même la race humaine et va livrer ses comptes a presque tout le monde et toutes les religions (l'islam ayant une bonne place). Seule exception de sentimentalisme, le chien.

On percoit chez l'ecrivain cette hantise de vieillir, cette décrepitude du sexe, cette attirance vers la jeunesse, la mort annoncée. Peu de lumières meme avec le personnage d'Esther, jeune femme qui va donner un sens - mais aussi un fin - par son corps a Daniel personnage du roman.

Une fois passés ces sentiments négatifs nais réccurrents, l'histoire commence a etre prenante : le style fin, le vocabulaire recherché (hormis les références au sexe). Houellebecq aime le côté technologigue et invente meme des références de savants.  Pourtant, pour ne pas laisser entrevoir une fin (totalement enthousiasmante, geniale pour la derniere ligne), on a droit a une 3e partie (commentaire et épilogue) d'une quarantaine de pages qui s'intitule 'la possibilite d'une île' et qui parachève la vision d'un monde passé et futur voué a l'echec.

CIORAN me vient alors àl'esprit : "je pensais que l'homme allait disparaitre, je pense maintenant qu'il doit disparaitre".

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