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SATAN est parmi nous .....

  • Kitano
Tendance. Pubs, littérature… Un ethnologue détaille la présence du diable dans notre quotidien.

Le malin est-il récupéré au point d’être désacralisé ?

Le diable, qui est un pilier des religions monothéistes, notamment de la religion catholique, devient peu à peu un argument de marché et de foire.

Il n’inspire plus dans nos sociétés occidentales, la terreur pour laquelle il a été conçu. Tout juste le ressort-on pour Halloween ou la Saint-Patrick. Dans tous les cas, il semble bien que le terrain de prédilection du diable ne soit plus celui pour lequel il a été créé, c’est-à-dire celui de la religion.

Le diable n’est plus le pendant de Dieu, celui qui vous attend en enfer si votre conduite est immorale, mais celui qui plus largement représente le mal de notre société. Au fond, le diable c’est l’exclusion, la pauvreté, la faim ainsi que nos propres peurs de la maladie, de la solitude.

Pourquoi la figure du diable est-elle si utilisée ?

Le diable, si l’on en revient à cette dichotomie religieuse, peut toujours être le porte-bannière des athées, libres penseurs et autres «sans-dieu».

Pour d’autres, il est synonyme de provocation et de révolte. Les profanations de cimetière conduites au nom de Satan ont surtout pour but de traumatiser les bien-pensants et de bouleverser l’ordre établi, de même que certaines tenues vestimentaires, tatouages ou colifichets. Le plus inquiétant est qu’après avoir été instrumentalisé par l’Eglise, il est aujourd’hui revendiqué par l’extrême droite, les partis néonazis et certains groupes de metal.



PS : TiTi je te devance : Satan m'habite.
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