Théorie
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Dimanche, il faudra donc choisir entre deux candidats, deux visions de la France mais surtout
deux visions économiques.
Dans un dessin, il y avait comme titre : 'finalement les français ont préféré la copie à l'original' en caricaturant le candidat de la droite. Beaucoup de personnes ont rallié son camp sur des questions de sécurité, d'immigratgion, d'ordre en oubliant le côté économique.
Mais quel est au fond la théorie libérale ?
La théorie libérale s'appuie sur la doctrine suivante : liberté d'entreprendre et Etat moins présent.
On passerait d'un 'Etat providence' (qui limite les imperfections du marché, autrement dit chômage, maladie, aides) à un 'Etat gendarme'. Il faut entendre ce terme comme celui d'un Etat garant de la propriété privée et de la souveraineté de notre nation (Police, justice, armée).
Les personnes aisées (on dira 4 000 euros par mois) logiquement veulent défendre leurs intérêts avec la baisse des impôts (profitez toujours des biens collectifs en dépensant moins), pour les autres, c'est un autre chose.
L'attaque du candidat de libéral aura lieu par vagues : tout d'abord la mise en place d'un service public minimum. Beaucoup d'entre vous seront d'accord, même si cela empiète sur un droit de grève reconnu par la Constitution.
Ensuite, on vous dira que vu l'état de nos finances et de l'allongement de la durée de la vie, le départ de la retraite passera de 60 à 65 ans. Pour notre bien, pour que le fonctionnement financier puisse perdurer.
On oubliera de vous dire que l'on ne prévoit ni un taux de natalité en hausse, ni un taux de chômage en baisse dans les 40 ans à venir. Derrière ce discours, se cache le passage d'une retraite par répartition (collectif) à une retraite par capitalisation (individualisation). Les caisses de retraite spéciaux (cheminots et autres) disparaitront, malgré les grèves qu'ils feront. L'égalité pour tous. Vers le bas, évidemment.
Puis, cela sera la Sécurité sociale. Evident. En déficit. Comme à l'habitude, ils ne voudront pas l'attaquer en frontal, on nous annoncera qu'il faut nous 'responsabiliser', que c'est pour la survie de cette institution et qu'en fin de compte c'est encore à pour notre bien. Derrière ce discours, se cachera la passage des frais de santé vers les assurances qui n'attendent que l'ouverture de cet énorme marché qui sur ce dernier schéma est moins efficace aux Etats-Unis qu'en France (moins efficace avec 47 millions d'états-uniens qui n'ont pas de couverture sociale).
Ce n'est donc pas tant la peur d'un candidat qu'il faut avancer mais celle d'une société que nous voulons ou que nous ne voulons pas.
Je ne peux affirmer qu'avec la candidate, tout ce que je viens d'exposer ne sera pas mis en oeuvre mais au moins, il y aura plus de social et si on est mécontents, on pourra la sanctionner dans 5 ans.
Car un fait est certain : une fois les avantages acquis perdus, une fois un système collectif passé aux bases de fonctionnement du marché, il n'y a pas de retour en arrière.
Cela fait encore plus peur.
Dans un dessin, il y avait comme titre : 'finalement les français ont préféré la copie à l'original' en caricaturant le candidat de la droite. Beaucoup de personnes ont rallié son camp sur des questions de sécurité, d'immigratgion, d'ordre en oubliant le côté économique.
Mais quel est au fond la théorie libérale ?
La théorie libérale s'appuie sur la doctrine suivante : liberté d'entreprendre et Etat moins présent.
On passerait d'un 'Etat providence' (qui limite les imperfections du marché, autrement dit chômage, maladie, aides) à un 'Etat gendarme'. Il faut entendre ce terme comme celui d'un Etat garant de la propriété privée et de la souveraineté de notre nation (Police, justice, armée).
Les personnes aisées (on dira 4 000 euros par mois) logiquement veulent défendre leurs intérêts avec la baisse des impôts (profitez toujours des biens collectifs en dépensant moins), pour les autres, c'est un autre chose.
L'attaque du candidat de libéral aura lieu par vagues : tout d'abord la mise en place d'un service public minimum. Beaucoup d'entre vous seront d'accord, même si cela empiète sur un droit de grève reconnu par la Constitution.
Ensuite, on vous dira que vu l'état de nos finances et de l'allongement de la durée de la vie, le départ de la retraite passera de 60 à 65 ans. Pour notre bien, pour que le fonctionnement financier puisse perdurer.
On oubliera de vous dire que l'on ne prévoit ni un taux de natalité en hausse, ni un taux de chômage en baisse dans les 40 ans à venir. Derrière ce discours, se cache le passage d'une retraite par répartition (collectif) à une retraite par capitalisation (individualisation). Les caisses de retraite spéciaux (cheminots et autres) disparaitront, malgré les grèves qu'ils feront. L'égalité pour tous. Vers le bas, évidemment.
Puis, cela sera la Sécurité sociale. Evident. En déficit. Comme à l'habitude, ils ne voudront pas l'attaquer en frontal, on nous annoncera qu'il faut nous 'responsabiliser', que c'est pour la survie de cette institution et qu'en fin de compte c'est encore à pour notre bien. Derrière ce discours, se cachera la passage des frais de santé vers les assurances qui n'attendent que l'ouverture de cet énorme marché qui sur ce dernier schéma est moins efficace aux Etats-Unis qu'en France (moins efficace avec 47 millions d'états-uniens qui n'ont pas de couverture sociale).
Ce n'est donc pas tant la peur d'un candidat qu'il faut avancer mais celle d'une société que nous voulons ou que nous ne voulons pas.
Je ne peux affirmer qu'avec la candidate, tout ce que je viens d'exposer ne sera pas mis en oeuvre mais au moins, il y aura plus de social et si on est mécontents, on pourra la sanctionner dans 5 ans.
Car un fait est certain : une fois les avantages acquis perdus, une fois un système collectif passé aux bases de fonctionnement du marché, il n'y a pas de retour en arrière.
Cela fait encore plus peur.
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