Bouygues Telecom ose pour la première fois l’illimité sur le mobile. A une condition: que son souscripteur consomme tous ses autres services chez l’opérateur. C’est-à-dire Internet, le téléphone et la télévision par ADSL. Il devra donc résilier ses contrats avec Orange, Free, SFR, ou Numéricâble s’il a opté pour la concurrence…
L’offre intéressera surtout les bavards. Ceux dont la note de mobile dépasse allégrement les 70 euros par mois. L’offre de Bouygues Telecom baptisée «ideo 24/24» est proposée en effet à 99,80 euros par mois. Si on la décompose, cela donne 29,90 euros pour le triple play et 69,90 euros pour le mobile illimité. A titre de comparaison l’offre mobile la plus généreuse chez Orange (6h plus 6h en journée et le week-end) est facturée 81,90 euros par mois.
Le pas franchi par Bouygues est plutôt hardi. Depuis début avril, Orange donné son feu vers à l’usage de Skype et de ses clones (Google talk, Fring…) sur son réseau à ses gros abonnés, sur simple demande. Sans garantir la qualité du service et avec les contraintes propres à ce type d’appel.
SFR, avec sa nouvelle gamme Illimythics 5, lancé ce jour, fait lui aussi un effort en direction de ceux qui n’utilisent leur mobile que pour téléphoner en élargissant l’illimité.
Avec son offre, Bouygues enfonce toutes ces tentatives timides. L’opérateur espère surtout donner un coup d’accélérateur à Ideo, l’offre quadruple play (téléphone, télévision, internet, mobile) lancée en octobre 2008 et qui compte déjà 428.000 abonnés
Afin de limiter la note et contrer les abonnés qui voudraient «faire tourner Neo», c’est-à-dire développer une petite activité personnelle de cabine téléphonique, Bouygues bloquera la puce au cinquième mobile utilisé, et il stoppera les appels, sitôt le cap franchi de 129 correspondants dans le mois. La marge est confortable.
Dernière précision: l’engagement est de vingt-quatre mois minimum et le dépôt de garantie du décodeur comme les frais de résiliations sur le fixe sont de 49 euros chacun…