Un été 2005
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7 films totalement américains, puisque le voyage en Thaïlande ne laisse pas d’autres opportunités.
Oublions THE WAR OF THE WORLD (la guerre des mondes), où l’on retrouve des thèmes et des images à la SPIELBERG
mais cela ressemble à une série B sans intérêt avec un Tom Cruise pleurnichard ; après avoir été pendant l’été 2005 (là j’étais en Indonésie) un tueur à l'allure d'un George Clooney sous
anti-dépresseur (COLLATERAL).
L’image finale est d’une lourdeur comme le scénario.
Blade runner, revu mais pas corrigé par Michael Bay avec THE ISLAND ( à qui l’on doit Armageddon, là
aussi une pleurnicherie !!!).
Cela commence plutôt bien mais on a droit à une séquence de poursuite en voitures, avec cascades (qui rappelle le Terminator 3) qui n’avait pas lieu d’être dans cette histoire
d’anticipation mettant en jeu des personnes clonées. Reste le plaisir de revoir Scarlett Johanson (Lost in translation) que l’on verra bientôt dans le nouveau Woody allen.
Au fait, le film a été un échec cuisant aussi bien aux Etats-Unis qu’en France.
George Roméro, poursuit sa
saga sur les morts-vivants avec LAND OF THE DEAD qui fait suite à LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, LE JOUR DES MORTS-VIVANTS pour les connaisseurs.
Sa thématique se prolonge et s’amplifie, les gens infectés (comme la maladie –sida- ou idées politiquement correctes) vivent tranquillement, mais on vient les « embêter » alors
ils ne sont pas contents et comme ils ont un chef qui communique par télépathie et par cris, les voici à l’assaut de la ville qui voit deux classes de personnes : les aisés et les
relégués.
Y voir une critique ou une vision d’une des sociétés les plus inégalitaires du monde comme l’est les Etats-unis est clair : 45 millions de personnes n’ont pas de couverture sociale, pendant cette décennie les riches sont plus riches et les pauvres plus pauvres (working poor) – le smic américain n’ayant pas augmenté depuis 1997 à 4,20 €.
Sur l’écran, on en reste à la série B, avec des personnages typés : le héros blond, le chef zombie noir, le trafiquant latino, des bons sentiments entre autres.
Rassurez-vous, les méchants meurent et les gentils seront sauvés pour une coexistence qui s’avèrent sinon harmonieuse du moins apaisée. Comme George Romero !
LES 4 FANTASTIQUES sont une bonne adaptation grâce aux effets spéciaux. Sans aller jusque dans la profondeur des personnages de SPIDERMAN, je retrouve l’esprit de la bande dessinée de mon enfance. Le méchant, le docteur FATALIS, Victor Von Doom en anglais a bien des ressemblances avec le Dark Vador de Georges Lucas, rappelons que la série a été crée au début des années 60. On peut espérer une suite sympathique, histoire de voir se chamailler la Chose et la Torche !
Il arrive une fois par an un film, non pas étrange, mais différent et SIN CITY l’est dans son esthétique. Tiré de l’univers comics MARVEL, c’est une image en noir et blanc avec des incrustations de couleur, des plans se rapprochant des planches d’une bande dessinée. Mais, là aussi, le caractère des personnages reste sommaire et le scénario une compilation de trois histoires qui donne un côté pas structuré pour une image surprenante et un Mickey Rourke méconnaissable, en n’oubliant un Bruce Willis prenant.
On termine avec la joie qu’est de retrouver Tim Burton que l’on avait perdu bel et bien dans LA PLANETE DES SINGES mais qui est revenu à la maison avec ce superbe, sublime BIG FISH – meilleur film de l’année 2004 pour moi.
CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE est un film de commande qui s’intègre dans l’univers de Burton. Le film fidèle au livre (sauf pour la fin) montre un côté social (voir Roméro ci-dessus) et un personnage que Johnny Deep incarne parfaitement.
Cinq enfants sont invités à visiter une journée la chocolaterie de Willy Wonka (un nom et un prénom qui commencent par
la même lettre, c’est souvent le cas dans les personnages de Stan Lee créateur des Fantastiques, Spiderman, Daredevil, …..) après avoir trouvé le billet « en or ».
Cinq enfants d’origine sociale différente vont, au fur et à mesure, dévoiler leur caractère ou plutôt leurs défauts tandis que Charlie, d’origine ouvrière avec son grand-père, garde cette
innocence et ce plaisir que n’ont pas les autres.
Espérons y voir le regard de Tim Burton dans cet univers en couleurs, aux personnages magiques et délirants. Mon attrait va vers les écureuils trieurs de noix !
Après avoir ajouté les sentiments filiaux à son arc avec son avant-dernier film, il y met maintenant un regard social.
Jim Jarmush a reçu pour BROKEN FLOWERS le grand prix au festival de Cannes. Bill Murray une fois de plus, poursuit une carrière éblouissante depuis quelques années, avec des personnages qui collent à sa personnalité à la Droopy. Vous pourrez voir avec plaisir LA VIE AQUATIQUE et LOST IN TRANSLATION (avec Scarlett Johanson – voir plus haut).
En allant à la rencontre de quatre de ses anciennes conquêtes pour savoir si l’une d’elles peut-être la mère d’un fils dont il ne connaissait pas l’existence, Bill Murray va parcourir une Amérique du nord travaillé plus par un quotidien sans ouverture que par un retour à des jours meilleurs ou passés.
Film à sketchs comme l’aime Jim Jarmusch, le film est attachant dans cette recherche qui n’aboutira pas comme on l’entend mais qui donnera des éléments de réponse sur la vie du personnage.
Les personnages féminins sont parfaites, le copain noir attachant, la rencontre finale et son dialogue réussi, la bouille de Bill Murray, les nuits dans les chambres d’hôtel, les extraits de films, tout font de ce film une mise à abîme d’une vie qui peut repartir. Ne serait-ce que pour cela, on ne peut qu’adhérer avec le film Jim Jarmush.
