ELECTION 2
-
D’emblée vient la question : « pourquoi un second film ? ». On en aurait préféré un seul d’une durée certes longue mais peut-être plus prenante. Car si les films sortent simultanément (hors écrans parisiens en janvier), une année sépare la production de ces deux films (2005 et 2006) qui nous ramènent au point de départ : l’élection d’un nouveau délégué général à la tête de
Dans la première partie (ÉLECTION 1), Lok qui avait réussi à avoir et le poste et le sceptre se représente face à Kun (encore un personnage violent) et surtout à Jimmy (présent dans l’épisode précédent) qui veut utiliser
Autant le premier film était classique, autant cette partie présente plus de profondeur, de ramification, de politique et de transgression face aux principes de
Au fil du film, on se demande si l’on n’est pas face à une série nommée ‘Élection’, ce que contredira la fin. Comme chez Kitano, dans BROTHER (Aniki, mon frère), la morale en moins, la conclusion reste la même : même au plus haut dans une Triade, dans une mafia, on est toujours dominé, dans ce cas, l’origine est chinoise.
Les temps changent, les principes s’oublient, le parjure apparaît, l’unité disparaît. Plus violent, plus contrastée que le précédent film, on s’aperçoit plus rapidement que le principal personnage, que l’on ne peut quitter une association de délinquants.
A la question du début, je peux répondre que loin d’être une suite, cette deuxième partie permet enfin à Johnnie To de montrer l’étendue de son talent qui dépasse le cadre d’une simple aventure ou d’un cinéma restant illustratif. N’étant pas crédité à la production pour ce film, ayant les deux scénaristes sur les trois de départ, peut-être est-ce un élément de réponse. Le prochain film – ÉXILÉS - qui sortira dans deux mois montrera si l’on peut suivre ce cinéaste dans cette voie prenante, puissante et saisissante.
