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Semaine biocarburant

  • Kitano

La multiplication, de cinq à sept fois selon les scénarios de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), de la production mondiale de "carburants verts" attendue d'ici à 2030, devrait bouleverser l'économie des productions et des échanges agricoles et énergétiques mondiaux dans les dix à quinze prochaines années.


La cartographie de cette "nouvelle économie agricole", pour reprendre l'expression de l'agronome Michel Griffon, est loin d'être fixée. La compétitivité de chaque filière (maïs, canne à sucre, colza etc.) et donc de chaque région du monde dépend à la fois de son rendement énergétique - qui doit être supérieur à l'énergie consommée pour produire, transporter, etc. -, de ses coûts de production, de la capacité de ses acteurs à profiter - ou à se protéger - de la concurrence mondiale et du prix du pétrole.


Des récentes études de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont montré que la plupart des biocarburants existants ne sont compétitifs, sans subventions, qu'au-delà de 80 dollars le baril de pétrole. Distilleurs et agriculteurs proposent d'autres calculs. "En la matière, le poids des lobbies est tel qu'il est quasi impossible d'obtenir des données fiables", note avec amertume un chercheur. L'INRA, pour ne pas froisser sa tutelle, le ministère de l'agriculture, a ainsi renoncé à communiquer publiquement sur ces sujets.

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