LA VIE DES AUTRES
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Cette année serait-elle le renouveau du cinéma allemand ? C’est ce que l’on peut penser avec ce troisième film qui obtint d’innombrables récompenses, et plus particulièrement le Prix du film européen devant le Volver de Pedro Almodovar.
Film allemand mais tragédie grecque, version Sophocle (avec quatre personnages) dans cette histoire d’amour, d’amitié qui ne diront jamais leur nom dans le contexte politique de l’Allemagne de l’Est des années 80.
HGW sont les initiales de ce policier de
Nous allons suivre, dans la vie personnelle solitaire de cet excellent rouage d’une machine implacable à faire avouer, à faire du chantage, à espionner, le changement voire l’éclosion d’une bulle de liberté. Mais le traqueur va devenir suspect. Les personnages vont se croiser, s’entrecroiser par rapports interposés, par discussions, par affinités dans laquelle notre homme se découvre spectateur de la vie, de la vie des autres, passionnante mais frustrante pour lui. Comme l’est souvent le passage d’écoute par la relève dans les moments intimes entre le couple sous écoute.
La métamorphose va donc avoir lieu, poussant à un acte de création littéraire dans le même mouvement de perte de créativité de l’auteur espionné. Le scénario est de qualité, mêlant hasard et histoire, montrant les techniques d’interrogatoire utilisées, la paranoïa qui pouvait exister et le destin de deux hommes croyant chacun en leur pays, leurs fonctions, mais qui seront déçus tous les deux.
Aux récompenses allemandes 2006, le film a remporté pas moins de 7 trophées, et était nommé aux Golden Globe Awards dans la catégorie film parlé en langue étrangère. De l’Allemagne à l’Europe et en passant par les Etats-Unis, le talent est récompensé pour ce film qui en plus d’avoir une nationalité développe des thèmes universels.
