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PERDRE EST UNE QUESTION DE METHODE

  • Kitano
  • PoP

Les séances de rattrapage se suivent et se ressemblent. Tout au moins pour la moindre qualité des films. Après une soirée cinéma belge, ce fut un regard sur le cinéma latino-américain dont je ne pus voir qu’un film. Mauvaise pioche.

Un journaliste est lancé, par les tuyaux d’un général, sur un meurtre (une personne empalée) dont il va découvrir un vaste complot de mafieux pour obtenir le fameux certificats de propriété tant convoité.

Les clichés sont au rendez-vous : le journaliste solitaire (forcé car sa femme vient de le quitter) toujours avec une cigarette à la bouche et souvent un verre à la main, le frère du décédé (ou croyant que c’est son frère), une prostituée non pas au grand cœur mais au coeur tendre, une secrétaire amante de son patron, des méchants, un mentor interné, …..

Lors de la présentation, il fut dit que Sergio Cabrera est le réalisateur le plus connu et le plus reconnu de Colombie. Cela donne une idée de la situation de l’état cinématographique dans ce pays. Ce que nous voyons ressemble à un téléfilm à la française, qui a la même durée, c'est-à-dire toujours trop longue. Des caractères de personnages typés, caricaturés, un humour douteux (le journaliste au début souffre d’hémorroïdes), on croise un lépreux, l’action se passe dans un bordel, …. On s’ennuie ferme face à cette image sale, à la mise en scène sans imagination de plans se succédant.

De la Colombie, on n’en apprendra pas beaucoup, si ce n’est une certaine violence, des questions d’ordre politique (le réalisateur est un ancien ‘révolutionnaire’ qui même en Chine n’a pu la réaliser). On pourrait-on résumer le film à sa dernière parole, celle de l’actrice à la tête de poupée brune - dont le réalisateur n’a pas hésité à nous montrer sa nudité – qui en partant dit au journaliste : « t’es vraiment con ».

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