Critique de L'ITALIEN envoyé à ALLOCINE
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Une histoire simple. Dans un orphelinat d’une ville provinciale russe, un couple d’italiens vient pour adopter un enfant. Ce dernier se met alors en tête de retrouver sa vraie mère.
L’histoire va nous conter les semaines qui séparent l’adoption et donc le départ du début du voyage – un autre départ – pour un retour à l’origine, à la création.
L’enfant (qui doit avoir 6/7 ans) a une jolie bouille blonde et un caractère forgé vers un but unique malgré ce qu’il devra surmonter dans cet orphelinat. Pourquoi ce questionnement devant une libération de conditions de vie difficile qui ne peut mener que vers la débrouille, la délinquance, la prison ?
Ni initiation, ni conte de fées mais l’histoire d’un enfant qui veut savoir. Dans l’orphelinat, c’est donc la débrouille, une sorte de solidarité imposée pour survivre, une bande avec une hiérarchie mais sans profit pour aucun si ce n’est de se recréer sinon une famille du moins un clan. Les plus petits nettoient les voitures, les autres travaillent, les jeunes filles tapinent pour se retrouver devant une gamelle de pommes de terre le soir. Cela n’a rien de misérabiliste mais cela ne porte pas à une imagerie complaisante.
Le film peut se voir en deux parties, la décision de vouloir connaître la vérité et l’escapade plus que la fuite. Deux mentalités différentes aussi avec ces directeurs d’orphelinats : l’un alcoolique est dans la combine de l’adoption et l’autre qui la refuse malgré l’argent proposé. Ce dernier aura une phrase qui résume, une partie de la situation en Russie : « lorsque qu’un pays accepte de vendre ses enfants, c’est que le pays va mal ». Tout est dit ou presque. Car il énoncera aussi, qu’il a une vingtaine de nouveaux-nés dans son établissement.
Le cinéma russe est vivant, Andréï Kratchouk nous le prouve avec un film qui a du souffle et du cœur.
