Bubblegum se délivre d'un cri de révolte
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« Les enfants élevés par des parents alcooliques, en particulier lorsque le père est atteint en plus d'une psychopathologie grave, sont soumis à des risques sérieux de dysfonctionnement au niveau du comportement et de l'autorégulation des affects, dans leurs rapports interpersonnels, leur fonctionnement cognitif et la structuration de leurs valeurs. »
Nous le savons tous et toutes, une femme enceinte qui boit est un danger pour son futur enfant. En effet, malformations et/ou déficiences mentales peuvent apparaîtrent suite à la surconsommation d’alcool durant la grosses.
Pourtant, nous allons nous intéresser d’avantage aux parents qui boivent et aux conséquences sur l’éducation des enfants…
« Enfants de parents alcooliques : Problème d'hyperactivité, des études ont observé une forte prévalence d'hyperactivité chez les enfants dont les parents étaient alcooliques.
Troubles émotionnels et problèmes somatiques. Plusieurs études indiquent que les enfants de parents alcooliques souffrent d'un plus grand nombre de troubles ou symptômes émotionnels, comme l'anxiété et la dépression.
Fonctionnement cognitif et neuropsychologique : certaines études ont observé des QI moins élevés chez les enfants d'alcooliques. Cependant, ces études ne prenaient pas en compte l'exposition prénatale à l'alcool. Il se peut que les effets neurotoxiques de l'alcool au cours de la période prénatale représentent la cause principale de tout trouble de l'intelligence. Outre une capacité verbale plus faible observée chez les enfants d'alcooliques, l'abstraction et le raisonnement semblent également subir une détérioration. Ceci contribuerait à l'échec scolaire et, aboutirait par conséquent à un manque de confiance en soi, ainsi qu'à des problèmes d'adaptation et de comportement. »
Source : http://www.alcoweb.com/
Pour un enfant, vivre avec un parent alcoolique, c'est vivre dans un climat familial tendu, conflictuel, imprévisible ou incohérent, face à un parent que l'on aime et redoute simultanément. C'est être confronté au quotidien à la peur, à la honte, à la culpabilité, à l'insécurité et à l'isolement. Pourtant, par loyauté vis-à-vis de sa famille, parce qu'il aime et veut protéger le malade, l'enfant tait la situation et porte cette souffrance parfois toute sa vie. Auprès d'un alcoolique, c'est-à-dire d'un alcoolo-dépendant, l'enfant vit dans la peur, la honte, la maltraitance, le sentiment d'incompréhensible et d'abandon :
• La peur : peur quand l'alcoolique ne rentre pas le soir, peur aussi quand il rentre : avec ses violences verbales et physiques;
• La honte : le respect a disparu de la famille, chacun se croit coupable à force d’être accusé, et chacun craint la honte pour la réputation du malade et de la famille ;
• L’échec est permanent, les espoirs de changement et l’élan de vivre sont déçus tous les jours,
• L’enfant vit privé de sécurité, privé d’affection, privé de sa spontanéité, privé d’exprimer ses sentiments négatifs ou positifs,
• L’enfant est trop laissé à lui-même,
L’enfant n’a pas le droit d’être un enfant.
Les dégâts de la dissimulation imposée sont bien démasqués :
• À la maison, chacun minimise et excuse, disant : “C’est une façon pour lui de se détendre”
• On cache et on répare les dégâts matériels,
• On ne répond pas aux scènes de jalousie insensée et autres accusations injustes :
c’est la loi du silence.
• À l’extérieur, si on parle, c’est pour mentir, pour excuser l’absentéisme et autres manquements de l'alcoolique.
• L’enfant remarque qu’il est puni pour des riens quand l'alcoolique, lui, n’est jamais puni.
• L’enfant doute alors de son jugement,
• L'enfant est blessé à l’intime :
- blessé dans son sens de la justice et du respect,
- blessé dans sa vérité, son désir de comprendre, son estime de soi.
• Il se reproche sa lâcheté comme il souffre de la lâcheté de son autre parent;
• Le sentiment d’être abandonné et pas aimé est terrible parce que l’enfant a moins peur de la mort que d’être abandonné.
• Doutant de lui-même, l'enfant est menacé de dépression, dont le premier signe sera l’effondrement des notes à l’école.
Les enfants de parents alcooliques courent un risque plus grand de développer eux-mêmes plus tard des problèmes de dépendance à l'alcool. On estime que ce risque est jusqu'à six fois plus élevé que pour des enfants vivant dans une famille sans problème d'alcool. Il faut souligner que tous les enfants d'alcooliques ne développent pas à l'âge adulte des problèmes de dépendance et/ou des problèmes psychologiques. Certains s’en sortent, d’autres sombrent….
A qui la faute ? On ne parlera ici pas des conséquences de l’alcoolisme sur la société, c’est un autre débat, qu’il faudrait mettre en parallèle avec l’interdiction de fumer (maintenant que vous avez lu cet article, était-ce plus important que l’interdiction de l’alcool ?)
Je vous laisse réfléchir sur ce sujet, qui nous touche tous, bien entendu, mais qui parlera certainement plus à certains d’entre vous…
-Un cri de Révolte - Bubblegumgirl pour Kitano-
