Critique INLAND EMPIRE (la suite)
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Laura Dern co-productrice du film a un rôle à Oscar (comme l’a milité David Lynch sur les trottoirs de Los Angeles – voir mercredi vidéo) sauf que l’émotion ne passe pas l’écran tellement les nombreuses scènes (avec ou sans clés) nous perdent dans les méandres de la création de son auteur, de son esprit perturbé qui se pourrait être un mélange de mauvais garçon dans de mauvais endroits avec des mauvaises filles et d’un cœur de midinette (ou romantique à la recherche de l’innocence, de la rédemption ou de l’amour).
Côté mise en scène bien entendu, presque toutes les scènes sont pensées comme des tableaux, on imagine volontiers David Lynch en réalisateur de film d’horreur tellement il sait manier les ambiances et surtout le son, avec une ambiance pour chaque niveau de réalité ou de rêve dans lequel évolue l’actrice. Dès le début, il faut se familiariser avec cette scène de théâtre où joue 3 personnes …. Avec des têtes de lapin …
Sous cette avalanche qui va avancer doucement mais sûrement, on est happé par la scène presque finale, par cette illusion qui se termine sur Hollywood Boulevard, référence pour un David Lynch indépendant qui pourtant n’a rien à voir avec cette industrie.
Le générique de fin, nous dévoile sous un titre de Nina Simone, un clip, façon de dire This is entertainment et à bientôt. A bientôt alors, car même si l’on peut émettre des réserves, notamment dans le fait à s’habituer à la qualité image dv, force est de constater qu’un film comme cela, de ce niveau et d’ambiance est non pas rare mais unique dans une année. Mais peut-être pas pour les 5 années à venir, Monsieur Lynch.
