Critique INLAND EMPIRE (le début)
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5 ans d’attente. Le délai est long, surtout après un film qui restera comme objet de discussion entre cinéphiles ou pas sur MULHOLLAND DRIVE. Malgré le succès public et critique, je trouvais que le dispositif de Lynch tournait en rond après la réussite que fut LOST HIGWAY, bien plus pénétrant à mon sens et dérangeant dans l’histoire.
Il n’est jamais facile d’écrire sur une attente qui ne soit comblée : que ce soit Tim Burton avec
Avec David Lynch c’est donc pareil. Commençons par le plus évident la durée et l’image. Le film dure 2h52 et la question que j’aimerais poser à Lynch serait de savoir s’il n’a pas pensé à une mini série. La durée est longue dans le réel mais aussi dans le ressenti. Car il faut introduire un paramètre : David Lynch n’explique rien dans ses films, dans les éléments qui interviennent, les personnages. Il est vrai que tout ceux-ci obéissent à la logique du cerveau créatif ou perturbé de celui qui vit à Los Angeles référence du film.
Deuxième évidence, l’image tournée en dv. Elle n’est pas nette, il manque cet aspect ‘cinéma’ bien qu’avec cette dernière, Lynch semble prendre plaisir à filmer gros plan et surtout plan rapproché, très rapproché donnant un sentiment de tourment et de mystères.
Une fois énoncé cela, c’est à un véritable inventaire Lynchien que nous allons avoir droit. Les références à ses films précédents sont évidentes : le noir et blanc d'ERASERHEAD, l’ambiance et les décors à
