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Avec cet article, Teache va encore mieux commencer sa semaine ;-)

  • Kitano
Le gouvernement italien a déclaré la guerre aux "fannulloni". Ce terme, qui signifie fainéants ou flemmards, est devenu dans l'opinion publique synonyme de fonctionnaires. Il est utilisé sans complexe dans la presse et par les hommes politiques eux-mêmes, de gauche comme de droite, pour stigmatiser la légendaire inefficacité de l'administration italienne.

 

Le voilà à nouveau à la "une" des journaux depuis la signature, le 18 janvier, d'un protocole d'accord entre le gouvernement de Romano Prodi et les syndicats sur la réforme de l'emploi public. Les trois grandes centrales syndicales italiennes ont accepté de parapher un texte qui prévoit des réductions d'effectifs (avec incitations financières au départ), l'instauration de la mobilité - pour l'instant à l'intérieur d'une même province - et la mise en place d'un système de "méritocratie" pour les traitements et les promotions. En échange, les confédérations espèrent le déblocage des négociations sur le renouvellement des conventions collectives dans la fonction publique.

"Avec 53 fonctionnaires pour 1 000 habitants, l'Italie n'est pas le pays européen le plus bureaucratique (104 pour 1 000 en Finlande, 79 en France). Toutefois, sa fonction publique, au niveau national et dans les collectivités territoriales, est depuis longtemps sclérosée et marquée par le clientélisme. Les relations personnelles et la résorption du chômage local sont des critères d'embauche plus importants que la compétence, surtout dans les régions du Sud. Le nouvel accord prévoit des "concours communs", au niveau national et régional, destinés à créer "un réservoir" dans lequel les administrations pourront recruter.

Le ministre des réformes et de l'innovation, Luigi Nicolais, a annoncé la régularisation, en six ou sept ans, des 505 000 emplois précaires de l'administration, dont le nombre a explosé depuis 2001-2002 (+ 42 % dans l'éducation). L'amaigrissement du "mammouth" italien passera par des incitations financières à la retraite anticipée et par le non-remplacement des partants - actuellement 40 % des pensionnés ne sont pas remplacés. Le gouvernement compte ainsi réduire les effectifs de 300 000 à 400 000 personnes dans les six ou sept ans.

Ce sera la fin des carrières automatiques : une commission représentant les usagers donnera son avis sur la qualité du service, les chefs pouvant être promus ou remerciés selon leurs performances. Pour chaque agent, une partie plus importante du traitement sera allouée au mérite.

Selon les services de la comptabilité générale de l'Etat, sur les 9 811 établissements publics contrôlés en 2005, l'absentéisme moyen a été de 50,7 jours par an, avec des pointes de 59 jours dans la santé et de 61 jours dans les agences fiscales. La presse se régale d'histoires de "fannulloni" émérites, comme ce vigile milanais qui, entre 1995 et 2004, a soutenu un rythme de 162 jours de congé maladie à l'année, accordés par 33 médecins différents.

Plusieurs dizaines de députés et de sénateurs, gauche et droite confondues, souhaitent renforcer l'accord cadre signé par les confédérations syndicales. Ils font actuellement circuler une proposition de loi, dite "fannulloni", très répressive, selon laquelle l'évaluation des fonctionnaires sera faite par une autorité indépendante, et dont l'arsenal de sanctions pourra aller jusqu'au licenciement pour les plus tire-au-flanc. Certains syndicats ont déjà menacé de remettre en cause l'accord signé si ce projet était repris par le gouvernement.

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K
Les services des impôts vont dans ce sens.
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T
pas forcément mieux ! l'Italie c'est encore plus de corruption ...tirer sur les fonctionnaires c'est très convenu, on attend toujours les réformes...c'est un peu bloqué tout ça ! tant qu'on aura nos sénateurs, nos cantons, nos départements, ....faudra des fonctionnaires. On en veut pas moins on en veut "mieux" !
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A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog