Cinéma 2006 : les meilleurs films (de la 5e à la 2e place)
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MEMOIRES DE NOS PERES, en attendant LETTRES D’IWO JIMA, Clint Eastwood fait un retour
sur le passé avec cette vision de guerre que l’on ne veut plus revoir. Il ne la magnifie pas, pas plus que les combats, ni le patriotisme. Il est à hauteur d’hommes. C'est le témoignage d’un
homme de 76 ans qui, comme dans l’image de MILLION DOLLAR BABY, va quitter le monde du cinéma non sans avoir donné une des plus belles leçons non pas de cinéma mais de vie.
Un film passé trop inaperçu, le retour d'un Werner
Herzog inspiré sur ce document qui relate la vie de Timothy Treadwell, « gentil guerrier » comme il se définissait dans la défense de la nature et plus particulièrement des ours. A
travers ce portrait plein de compassion, jamais complaisant et avec de la retenue, Werner Herzog part de l’homme pour en éclairer ses zones d’ombre.
GRIZZLY MAN est touchant.
Prix des auditeurs du MASQUE ET LA PLUME 2005 avec raison, DE BATTRE MON CŒUR S’EST ARRETE est déja un joli titre. La lumière du début crue, loin d’être soignée, nous plonge dans la réalité, celle d’un appartement et celle de la nuit. Mais la lumière viendra au sens propre comme au figuré pour le personnage principal.
On perçoit le scénario travaillé à la fin optimiste d'un film où l’intelligence et l’émotion traversent l’écran de la part d’un
auteur qu’est Jacques AUDIARD.
Encore un film français, cela fait plaisir, du jamais vu ! D’autant plus que Monsieur Resnais m’a donné l’occasion de le
défendre au MASQUE …. Nous n’étions que deux mais cela est suffisant car son film passera l’épreuve du temps.
Un cinéma géométrique qui finira gagné par cette solitude moderne. Des échos multiples tous différents mais, avec toujours une raison ou une autre pour exploser la relation en cours. CŒURS que l'on pourrait sous-titrer "des Coeurs en hiver" est un film où la neige pénètre sur les personnages, dans les pièces et dans les cœurs.
Et puis il y a Pierre ARDITI qui irradie littéralement l’écran, interprétation de l’année.
Dans la dernière image sur un écran de télévision, apparaît le mot "fin", révélateur d’un futur du cinéma qui pour Alain Resnais est déjà établi. Il n’empêche que cette année, c’est le plus beau
film français de l’année.
