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LIBERO

  • Kitano
  • Films

Il est des films dont on sait dès les premières images ou les premières minutes qu’ils sonnent vrais ou résonnent faux. Le dernier film de De Palma rentre dans la catégorie des films fabriqués, trop factices, qui se perdent dans leurs thèmes et surtout dans leur cinéma. En allant voir LIBERO, dès la première scène, on perçoit cette touche de réalité, de sensibilité, voire de vécu.

En Italie, un père avec ses deux enfants - Viola adolescente et Tommy, collégien en 6e - vivent seuls depuis le départ d’une mère volage qui vient mais surtout qui va ailleurs. Cette famille va être sujet du cinéaste dont il est fort à parier que c’est un film en partie autobiographique et que c’est sûrement son premier film (il manque une unité, un rythme avec quelques scènes de trop). Tous les personnages seront montrés avec chaleur même si leurs défauts apparaissent (surtout le côté colérique du père). Mais, Kim Rossi Stuart va s’attacher à ce petit garçon,ce petit bonhomme qui essaye de se construire avec ou malgré cet environnement familial perturbant.

Pas la peine d’avoir fait des études de psychologie pour déceler les failles et les échos négatifs sur le devenir de ce petit homme (formule écrite, griffonné par sa mère sur un petit morceau de papier), dans ses relations avec les autres et avec les filles (encore un petit mot mais pas signé celui-ci). On commence par un trio qui deviendra classiquement parents/enfants, avec le retour de la mère et le sourire des enfants, bien que Tommy soit en retrait. Sa phrase « elle est revenue mais elle repartira » est révélatrice de sa compréhension de la situation. Et bien entendu, cela va arriver.

Entre temps, le père passe en profession libérale, mais son caractère lui vaudra de ne pas équilibrer une situation financière qui l’amène vers les dettes. Et ce petit homme en est à réconforter son père. On ne comprend pas toujours ses réactions (ne pas partir en vacances d’hiver, ne pas avouer son attirance vers une fille de sa classe) mais on perçoit qu’il est en construction : fragile plus que faible, face à ce monde d’adulte qui se déchire.

On pourra regretter le traitement du comportement d’une sœur limite nymphomane, la longueur qui ne va rien apporter à tous ces personnages et qui ne font pas avancer la psychologie. Du haut du toit, équilibriste, avec ses jeux d’enfants, ses rêves (faire du foot au lieu de la natation), il regarde la vie sans se poser de questions. Introverti comme pour se protéger. Ce qui reste touchant, c’est cette finesse à montrer la fin de l’enfance avec un regard juste et surtout vrai, tel que l’on peut tous en reconnaître une partie. Et les larmes finales, comme le dialogue de fin, montrent un homme en devenir.

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K
je voulais parler du titre original qui donnait une clé mais je ne savais pas traduire correctement l'italien. Je pense qu'à la lecture de ma critique (le fil conducteur et la dernière ligne), j'ai analysé le film comme le mentionne le réalisateur.<br /> Tommy fait des compromis parce qu'il est un enfant (pour sa place de footballer) mais il a déjà du caractère (scène de la natation) tout en étant poussé à être adulte (scène où il réconforte son père - entre autres).
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T
Oui bien sûr cette critique est déjà écrite, je suis un peu fatigué ce soir ! mais regarde ce que j’ai trouvé hier soir :<br />  <br /> <br /> Le titre original ‘Anche libero va bene’ (“Défenseur central ça me va aussi”) sous-entend-il que l’enfance est faite de compromis ?Oui exactement. C’est pour cela que j’ai écrit notamment cette scène finale et que j’ai fait de la réplique de Tommi ‘Anche libero va bene’, le titre de mon film. Pour grandir, pour avoir de la générosité, pour se construire, il faut faire des compromis. C’est parfois très difficile pour les enfants. Tommi démontre une très grande maturité à ce moment crucial du film.
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A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog