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SCOOP

  • Kitano
  • Films

C’est un peu comme dans la vie : il y a des personnes que l’on est content de découvrir, de retrouver. Et puis, les rencontres se multipliant, l’attrait se fait moindre, on commence à en percevoir les habitudes qui nous paraissaient au départ différentes et qui sonnent maintenant comme une répétition. Alors, on se détache et on va voir ailleurs.

 

Ce qui s’applique aux personnes, peut se transférer à la filmographie de Woody Allen que j’avais délaissée à la fin du siècle précédent jusqu’à MATCH POINT, retour éblouissant et surtout amoral qui avait deux caractéristiques : Woody Allen ne jouait pas dans son film qui se passait à Londres (et non plus à Manhattan) et il rencontrait l’actrice sensuelle qui est le point central de son nouveau film SCOOP

 

Si l’on quitte l’aspect géographique et que les thèmes intimes alleniens sont moindres, il n’en reste pas moins que cela va être un numéro de music-hall au sens propre car Woody Allen interprète un magicien intarissable sur son flot de paroles et son humour que l’on n’ose dire juif car comme il l’énonce dans son film : ‘je joue de la guimbarde, en fait c’est un fil que l’on met dans la bouche ; on l’appelle aussi la guimbarde juive mais si je dis cela je vais recevoir une lettre qui va me traiter d’antisémite ». Woody Allen sait prendre du recul et surtout rire de ses travers. C’est presque un aveu lorsque l’on entend : « je suis de confession hébraïque mais j’ai changé pour le narcissisme ». J’arrêterai avec ce dernier mot, mais le film en fourmille, « je n’ai pas d’enfants ; vous faites des enfants, vous les élevez, vous prenez soin d’eux et un jour, il vous annonce que vous avez la maladie d’Alzheimer ».

 

Comédie donc, assurément. Toujours la même capitale anglaise, avec cette fois un tueur en série et une apparition qui pousse une apprenti journaliste à enquêter sur un homme de bonne famille avec Splendini, le magicien. Dans ce jeu de faux-semblant, on reconnaît aisément la trame de Match Point avec deux détails divergents, celui de la fin et la présence devant la caméra du réalisateur qui s’en donne à cœur joie. Seule comparaison d’humour possible dans mes souvenirs … celles des anciens films du New-Yorkais !

 

Scarlett Johansson est parfaite dans le rôle de la jeune femme américaine mi-ingénue, mi-débutante face à l’ex-XMEN Hugh Jackman qui fait un crédible fils de très bonne famille. Mais leur interprétation est doublée par celle de Woody Allen et son humour.

 

Oui, c’est comme dans la vie après une longue séparation, vous retrouvez une personne et vous êtes heureux de ce retour et vous vous sentez fautif d’avoir laissé passer tant de temps. Vous ne voulez alors plus  manquer une occasion de la retrouver. Surtout lorsque la personne a dépassé les 70 ans.

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K
That's entertainment, ce sont des phrases pour le show, un tic verbal. S'il le pensait, il ne serait plus Woody !
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T
Oui "modeste" serait plus convenable, mais le contraste est saisissant, comme le contraste entre ce qu'il dit des gens et ce qu'il en pense vraiment.
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K
Bien sûr, remarque judicieuse : opposition de classe sociale mais aussi de cinéma, entre 'l'amateur' et les studios. J'enleverai seulement le mot 'minable' car notre amuseur fait rire les gens dans son théâtre mais aussi en bonne compagnie.
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T
oui il dépassé 70ans et dernière citation de Woody  "Pour être centenaire il faudrait abandonner tout ce qui vous motive à vivre 100 ans", il fait un retour éblouissant, en plus de tout ce que tu as bien dit, il y a des décors superbes, des lieux magnifiques,jardins, salons, bibliothèque, beaux appart, beaux cottage, beaux objets, le club avec la  piscine...et çà contraste bien avec "le petit théatre minable du magicien qui a fabriqué sa caisse en contre plaqué".
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A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog