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QUAND J'ETAIS CHANTEUR

  • Kitano
  • Films

Pour une fois, nous voici en face d’un film qui se résume par son affiche. Par ce qu’elle montre et ce qu’elle oublie. Elle montre une femme endormie sur un lit, une rose à côté d’elle. Marion, c’est Cécile de France – actrice époustouflante, véritable révélation – qui a fini sa nuit avec un chanteur de bal, animateur de soirées, amoureux de la chanson classée en variété. Elle est aussi fine qu’il est corpulent. L’homme c’est Gerard Depardieu alias Alain Moreau qui dans sa région de Clermont-Ferrant est connu, fort connu surtout par les femmes.

 

L’affiche oublie donc de montrer le chanteur, l’acteur, l’imposant Gérard Depardieu qui revient après une éblouissante interprétation dans le film de Techiné LES TEMPS QUI CHANGENT. Malheureusement, ce film n’ayant pas rencontré son public ou plutôt du public, on n’entendit peu parler de son retour et de son jeu tout en finesse, tout en fragilité. Un retour vers des sommets qu’il avait délaissé pendant des années et des années. Visiblement pour ce film, il est dans la veine de ce qu’il peut donner, ce qu’il peut-être : immense.

 

Et on en arrive à la ligne de l’affiche qui crédite pour le scénario et les dialogues, le même nom que celui qui a réalisé le film : Xavier Giannoli. C’est là que se situe la faiblesse du film. En ne se centrant pas sur le personnage de chanteur de bal qui rencontre l’amour ou qui a un coup de cœur avec un femme plus jeune que lui, avec le changement du temps qui passe (LES TEMPS QUI ….), l’auteur va s’embarquer vers les différents personnages qui vont amener des longueurs à son film (1h52) sans apporter de la profondeur à son personnage.

 

Marion nous est présentée comme une personne qui ne sait ce qu’elle veut, perturbée par son passé, par son fils, par divers sentiments proches et éloignés envers ce chanteur. On doit ajouter, l’ex-femme qui est toujours amoureuse de ce dernier et qui est aussi son manager mais qui vit avec un autre homme. Pour terminer, il y a le directeur d’agence, joué par le lunaire Mathieu Amalric, amoureux de Marion et ami d’Alain. Xavier Giannoli a commencé son film là ou certains le finissent dans un lit, et ensuite il va essayer de coller des morceaux dans une histoire d’amour impossible, mais qui aurait pu être autrement.

 

Au bout du compte, on a des numéros de chansons de variété chantées par Depardieu dont on sait depuis Alain Corneau (à propos de Série Noire) qu’elles sont révélatrices d’une époque et selon le personnage Alain Moreau porteuses de sens. Pour l’interprétation convaincante des deux interprètes principaux, le film mérite d’être vu ; pour un traitement de l’amour, d’un personnage en quête d’un changement de vie, le film ne réussit pas à convaincre.

 

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K
J'avais compris pour l'utilisation du mot. Pour la 'ponctuation',e lle était bienvenue mais moi, je parlais de l'image finale ..... après cette dernière, celle qui dit .....
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T
j'emploi parfois le terme "pornographie" au sens figuré, çà remonte à un de mes profs de philo, qui trouvait que notre société ne voyiait rien sauf en "gros plan", et qu'il estimait donc que nous vivions à l'époque de la "pornographie".C'est un autre débat. Sinon, oui la scène du baiser est en trop, et n'apporte rien et vient même en contradiction avec ce que j'ai pu écrire sur ce film. La dernière seconde du film, après le générique, on l'a "sentait venir", çà m'a bien plu cette petite "ponctuation" ! 
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K
La pornographie est réservée au physique. Dans ce film le personnage de cecile de France est difficilement cernable du point de vue psychologique. Elle met en valeur le personnage de Depardieu mais sans une réelle logique (si tant est qu'il y ait une logique) ou progression psychologique. je ne l'ai pas écrit mais la scène du baiser est de trop, trop facile. Je ne l'ai pas écrit mais la dernière seconde du générique final prouve le ton personnel de ce réalisateur.
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T
Le film n'a pas forcémment à nous convaincre, c'est des bouts d'histoires d'amour et autres... qui se croisent, et là j'y crois car les acteurs sont énormes, on a évité la "beaufitude" sur un sujet pareil c'est déjà un exploit. Les personnages sont tous un peu paumés ou enfermés dans des certitudes improbables, (voir le remariage?), tout est bien suggéré, tout deviens plausible car rien n'est montré en "gros plan", c'est tout le contraire de la pornographie par exemple. C'est çà le talent ... allez y sans crainte, mais est ce un film pour les jeunes ?...
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