RETRO, il y a un an
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L’idée de base de la théorie du capital humain, développée par Gary Becker (un libéral : le marché doit se réguler par lui-même, l’Etat ne doit pas intervenir), est de considérer que du point de vue de l’individu, l’éducation est un investissement. La valeur de celui-ci dépend directement du coût monétaire de l’éducation et des gains futurs anticipés procurés par l’information. Celle-ci représente un investissement avantageux si la valeur actualisée nette des coûts et des avantages est positive.
Autrement formulée : je vais choisir le meilleur lycée, les meilleures écoles de commerce ou d’ingénieurs pour que mon enfant puisse avoir une bonne formation, un diplôme reconnu et qu’ensuite il trouve un emploi rémunérateur. Le surplus qu’il va gagner, grâce à cela, compensera les dépenses que j’ai engagées pour sa réussite.
L’investissement en capital humain est aussi un investissement profitable du point de vue de la société. L’éducation procure aussi des gains sociaux, supérieurs aux gains privés. Cette externalité (conséquence sur la société) positive justifie pour certains l’intervention de l’Etat sinon dans l’économie du moins dans la prise en charge du système éducatif. Pour l’employeur, la distinction entre éducation générale et formation spécifique augmente la productivité de l’individu seulement chez son employeur. Ce dernier peut par conséquent récupérer le fruit de l’investissement qu’elle constitue.
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