La taille des mannequins, modèle malsain ?
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Pour la 44e édition de la Pasarela Cibeles, le grand rendez-vous de la mode madrilène qui a commencé lundi 18 septembre, cinq mannequins ont été refusés en raison d'un poids insuffisant. A cette édition ne pouvaient prendre part que les femmes dont l'indice de masse corporelle (le poids divisé par la taille élevée au carré) est au moins de 18, soit, par exemple, 56 kg pour 1,75 mètre. L'objectif affiché des organisateurs est de contribuer à lutter contre les troubles de l'alimentation, en particulier contre l'anorexie. Dans cette optique, ils ont décidé d'écarter des défilés les modèles les plus maigres, mais aussi les jeunes filles qui ne présentent pas un aspect "salubre". Les mannequins désireux de défiler à Madrid ont dû se soumettre, samedi, à une séance de mensurations à huis clos.
Cette décision trouve son origine dans la précédente édition du défilé. Plusieurs mannequins avaient alors affirmé porter des tailles 34 ou 36. L'affaire était remontée à une commission du Congrès des députés, qui avait convoqué la directrice du défilé, Cuca Solana. Selon le couturier Jesus del Pozo, présent à Pasarela Cibeles, 30 % des mannequins qui avaient alors défilé étaient en dessous des critères imposés aujourd'hui.
Engagée dans l'élaboration d'une politique contre l'obésité et l'anorexie, la ministre a entrepris, avec la participation des principaux fabricants de vêtements espagnols et l'Association des grands couturiers, d'adapter les tailles à la réalité pour éviter que des disparités ne soient un facteur d'incitation à l'anorexie. Selon l'Adaner, 6 % de la population espagnole de 12 à 21 ans souffre d'un trouble de l'alimentation. Mme Solana a déclaré que "l'idéal, ce serait que ces mesures se propagent à d'autres défilés".
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