Le secteur de l'assurance profite de la diminution des catastrophes naturelles
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Malgré cette éclaircie, les intérêts divergent. Affectés l'an dernier par une série de catastrophes naturelles dont Katrina, la plus chère de l'histoire de l'assurance - 45 milliards de dollars (35,5 milliards d'euros) -, les réassureurs sont néanmoins parvenus à conforter leur solidité financière. Ils veulent la renforcer encore en poursuivant le relèvement des tarifs.
Après la crise boursière de 2000 et les attentats du 11 septembre 2001, assureurs et réassureurs ont revu leur organisation. Ils ont commencé par les conditions de souscription de leurs contrats, qu'ils avaient négligées jusqu'alors, leur croissance reposant sur les gains de leurs placements en Bourse afin d'être plus sélectif dans la clientèle, de délimiter avec précision les risques à assurer, d'en écarter certains et de relever le niveau des franchises.
Cette segmentation leur a permis de renouer avec la rentabilité. Ainsi, les assureurs européens n'entendent pas supporter dans leurs tarifs de réassurance les conséquences des ouragans aux Etats-Unis. C'est justement sur les catastrophes naturelles que travaillent aujourd'hui les réassureurs. Depuis Katrina, ils revoient leurs modèles économiques pour atténuer l'impact de ces risques.
"En France, le marché de l'assurance est globalement sain, compétitif, et surcapacitaire", précise-t-il. Cette offre abondante dans certains secteurs ne préfigure cependant pas une guerre de tarifs entre assureurs, la rentabilité étant désormais la priorité.
