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BALI 5 : Last days

  • Kitano
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Voila, c'est presque fini. Pour aujourd'hui, retour sur les billets intitules 'Last days" en 2006 et 2007.


THAILANDE 2006, Kho Pan Gan

De l'ouverture  en bois faisant office de fenetre, de mon bungalow je peux voir les lumieres de Ko Samui, plus nombreuses et plus lumineuses qu'il y a trois ans. Les jours auront passe inexorablement dans un rythme pourtant lent. Finalement, j'ai bien fait de rester, le temps s'est ameliore jusqu'a devenir parfiat pour la baignade et le bronzage.

Le dernier jour, j'ai ecoute la voix de la raison qui me disait de ne pas faire comme la veille une seance entre 12h et 16h. Certaines parties de mon corps n'ont pas resiste aux coups de soleil. Mes pieds qui n'avaient pas vu le jour depuis trois mois ont vire a la couleur hematome, juste celle avant de virer au noir. Ce n'est pas tant la duree qui a provoque cela que l'heure d'exposition. Beaucoup l'ont compris et le nombre de personnes sur la plage triplait de 12 a 16h. J'ai vu - heureusement - des enfants avec des combinaisons.


Je vais donc quitter cette ile, oublier les dizaines de piqures de moustiques quotidiennes, les picotements genre piqures d'aiguille ou legere decharge electrique provoquese par la perte de 'fils' des meduses (c'est vraiment desagreable) pour retrouver une ambiance plus animee que je connais tres bien. Enfin, si je ne me fais pas devaliser pendant le trajet en bus.

On m'a raconte que lors des longs trajets de nuit en bus, le chauffeur laisse monter des complices qui gazent les touristes pour leur voler de l'argent. Ils ne s'en apercoivent qu'au petit matin lorsque le bus a disparu.


BALI 2007
Elle  a plutot le profil d'une sportive d'athletisme : grande et fine. Tous les apres-midi avec son partenaire, elle met les gants de boxe et frappe sur ceux d'enface. Ce que j'aurais aime lui demander, c'est si elle n'avait pas d'apprehension sur son nez lors des combats et ensuite si elle avait vu le film de Clint Eastwood.

A l'heure ou le soleil va disparaitre, laissant des reflets changeant les nuages, j'ai souvent remarque autour de l'arbre de l'hotel ces oiseaux tournoyaient. Mais, en etant plus attentif, ils n'avaient les battements d'ailes classiques des oiseaux du matin. Je remarquais aussi leurs ailes fines et leurs petits corps. Pas de doute, c'etait des vampires ! J'en ai vu endormi dans des grottes en Thailande ou regne une forte odeur due a leurs urines. Pour l'instant, j'ai plus a me plaindre des moustiques que des chauves-souris. En plus je suis vacciner contre la rage mais je ne prends pas de medicaments contre la malaria !

Sur le ferry, je l'avais remarque aux clignements de ses paupieres et plus encore lorsqu'il regarda son portable a 10 cm de ses yeux. Sur Gili Air, il y avait ce enfant qui ne marchait pas encore et dont la position des mains denotait un retard moteur. Quel avenir pour ces personnes inadaptees economiquement parlant et qui n'ont dans ce pays aucune couverture sociale ?

J'ai croise la petite sauvageonne du debut du voyage (juste avant de partir pour les iles Gili, tres tot dans le matin). Un peu facile, elle vit dans un perimetre de 200 metres, je pourrais presque ecrire ligne droite avec quelques points d'ancrage. Meme en marchant, j'ai pu observer des details qui m'en apprennent sur sa situation.
Elle ne travaille pas sur la plage (elle n'a pas de tshirt bleu), elle ne travaille pas sur le trottoir (j'ai croise son regard), elle ne vend rien malgre son panier (des sachets plastiques style recuperation), enfin elle semble seule. 'Borderline',
Je l'ai tout de meme vu sourire lorsqu'en etant a l'une des entrees de la plage, le ballon de volley atterit vers elle. Je me demande si elle sait parler !

BALI 2009
Une fin calme, repetitive dans les jours qu'il me reste ici. La vie s'est donc ecoulee doucement m'apportant cette sensation du moment present. Je ne pense pas a l'avenir et plus au passe.
Ce voyage aura ete celui de la decouverte, nouveaute en conduisant une moto, en restant presque un mois au meme endroit tout en etant heureux. Il n'y a qu'ici ou je ressens cela. Il est vrai que les vagues sont la motivation essentielle, c'est une relation addictive que j'ai et qui n'est pas pret de s'effacer. La notion d'ennui n'existe pas et il y a toute la douceur des balinais, leur sourire. Je sais que je reviendrai.

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