BALI 5 : le retour des vagues
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Trois jours que je les attendais et je n'ai pas ete decu. Enfin si, un peu.
Pour la premiere fois dans mes voyages a Bali, il n'y avait pas les fameux drapeaux jaunes et oranges delimitant l'espace surveille. En fait si, ils etaient presents mais entrecroises, signifiant pas de baignade !
Et pour cause : des vagues de trois metres, s'ecrasant net. Le souci, c'est en fait le fort courant dont on ne se doute pas. Je suis alle voir les sauveteurs et par mesure de precaution, ils me disent de nager avec l'eau jusqu'aux genoux.
Je connais bien les dangers du courant pour avoir vecu quelques frayeurs a chaque voyage et j'ai assez ecrit sur les dangers de la mer pour ne pas les ecouter meme si cela est frustrant.
Le lendemain, les drapeaux ont le meme posture mais pas les vagues. Au lieu de s'ecraser, elles explosent et cela sur une centaine de metres. Mais, meme cause meme effet, le fort courant dissuade de se risquer d'en prendre une. Car le danger n'est pas d'aller vers la vague mais d'etre pris par les courants et de se retrouver derriere la vague. Mis a part le fait d'etre secouru ou d'etre - ce qui n'etait pas possible - ramene en derivant sur le bord, il n'y a pas d'alternatives.
Les sifflets ont ete utilises. Un peu decu, mais j'ai pu beneficier de la fin des vagues et m'aventurer un peu avant de voir le geste des sauveteurs.
Le troisieme jour etait comme le precedent mais avec plus de possibilite pour etre dans les vagues. J'ai vecu ce que me disait les sauveteurs : jusqu'a la taille, cela va car on peut contenir le courant mais au niveau du torse cela change. Il m'a fallu la fin de trois vagues pour revenir a un niveau qui me laissait en securite.
La question que vous pourriez vous poser est "avec la force de la vague qui s'ecrase pendant des metres, on peut regagner la plage.".Oui, mais c'est sans compter avec le courant qui vous ramene toujours plus loin. Et etre pris dans une succession de vagues, cela fatigue.
Pour la premiere fois dans mes voyages a Bali, il n'y avait pas les fameux drapeaux jaunes et oranges delimitant l'espace surveille. En fait si, ils etaient presents mais entrecroises, signifiant pas de baignade !
Et pour cause : des vagues de trois metres, s'ecrasant net. Le souci, c'est en fait le fort courant dont on ne se doute pas. Je suis alle voir les sauveteurs et par mesure de precaution, ils me disent de nager avec l'eau jusqu'aux genoux.
Je connais bien les dangers du courant pour avoir vecu quelques frayeurs a chaque voyage et j'ai assez ecrit sur les dangers de la mer pour ne pas les ecouter meme si cela est frustrant.
Le lendemain, les drapeaux ont le meme posture mais pas les vagues. Au lieu de s'ecraser, elles explosent et cela sur une centaine de metres. Mais, meme cause meme effet, le fort courant dissuade de se risquer d'en prendre une. Car le danger n'est pas d'aller vers la vague mais d'etre pris par les courants et de se retrouver derriere la vague. Mis a part le fait d'etre secouru ou d'etre - ce qui n'etait pas possible - ramene en derivant sur le bord, il n'y a pas d'alternatives.
Les sifflets ont ete utilises. Un peu decu, mais j'ai pu beneficier de la fin des vagues et m'aventurer un peu avant de voir le geste des sauveteurs.
Le troisieme jour etait comme le precedent mais avec plus de possibilite pour etre dans les vagues. J'ai vecu ce que me disait les sauveteurs : jusqu'a la taille, cela va car on peut contenir le courant mais au niveau du torse cela change. Il m'a fallu la fin de trois vagues pour revenir a un niveau qui me laissait en securite.
La question que vous pourriez vous poser est "avec la force de la vague qui s'ecrase pendant des metres, on peut regagner la plage.".Oui, mais c'est sans compter avec le courant qui vous ramene toujours plus loin. Et etre pris dans une succession de vagues, cela fatigue.
J'ai pu tout de meme subir deux fois la fonction essorage. Cela s'est fait avec douceur comme si l'on etait
en apesanteur avec un fort courant tout de meme. Jai compris d'ou vient la douleur dans le haut de mon bras gauche en voyant un nageur se relever d'une vague et se toucher le meme endroit ou j'ai
mal. Deux ou trois, fois mon corps est parti d'un cote mais le bras a ete pris par une partie de la vague, le mouvement est brusque. C'est le geste lateral qui me fait souffrir. Alors, je souffre
en silence.
Les trois jours qui vont suivre vont voir les vagues et le courant se calmer pour arriver a une mer presque
plate. Au fur et a mesure des jours, semaines, je me suis habitue aux sensations fortes et a l'aspect physique de la lutte avec les vagues. Si quelques jeunes hommes sont alles plus loin que moi
(une partie d'inconscience - malgre les sifflets) aucun d'eux n'est reste aussi longtemps que moi dans la zone ou j'etais. Plus d'heure vingt lors des bons jours.
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