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Bali 5 : Un autre monde

  • Kitano
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Reour sur Bali, 150 km. De longues heurs de moto entrecoupees d'haltes dont une chez un fabricant de poignards (a 12 km de Bondowoso - son atelier etant a cote de sa maison), dans les marches et au bord des routes.

Aujourd'hui, j'ai teste les beignets de bananes, des boules avec des sesames fourrees, des galettes (oeuf/piment?legumes)> Chaque piece est vendu 500 roupies (soit environ 3 centimes d'euro). Arrivee a l'entree du ferry, controle des papiers. Cela se passe bien, j'ai meme droit a un conseil, celui de rouler doucement. Ce qui peut se passer avec les policiers, c'est qu'ils cherchent une faute pour nous obliger a payer une amende qui se transforme en backshish.

Sur le ferry, un car de touristes. Ils ont presque tous leur appareil photo. Je sors le mien et surtout la Marmotte, je vois des sourires. Ce soir, geste malencontreux qui fait tomber l'appareil photo et casse la fine tige qui tenait la batterie. Heureusement, le mecanisme fontionne encore avec la fermeture du boitier.

En arrivant au premier hotel en sortant du ferry (propose a 110 000 mais negocie a 80 000), une douche s'imposait. Ces km avaient norci mon visage. Mon short, cette fois est sale. Petite lessive en attendant Kuta.
Hier soir, j'ai dormi en deux temps : de 21h a 2h et de 2h30 a 6h. Un sommeil de plomd dans lequel j'ai fait de droles de reves.
Le matin, il me faut toujours mes nrj drinks. J'ai decouvert une nouvelle marque dans un supermarche ouvert 24h/24, son nom est PANTHER avec une tete qui lui ressemble pas, meme la gueule ouverte.

En quittant Bondowoso, ce qui m'a marque ce sont les regards et reactins des indonesiens. FRED part en eclaireur (il a une vision photographique), il est grand, costaud, et porte un tshirt blanc Bintang (marque de biere). Les personnes le regarde l'air etonne, hebete voire ahuri.

Mais au pied des montagnes, les petits nous lancent sourires et hello avec des gestes de la main. Les plus hardis ou ceux qui connaissent un peu d'anglais viennent nous parler et demandent a etre pris en photo (ce que je ne fais pas).

Dans la campagne - comme aujourd'hui - je me demande si les javanais ont deja vu des touristes. Peut-etre mais cela doit alors etre rare. Leur vie continue au rythme du travail, d'une vie qui va se poursuivre dans les champs, la montagne.

Le hasard a voulu que je sois sur cette moto et pas a leur place.

Les inegalites sont-elles injustes ?

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