BALI 5 : lettre a France
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Ce apres-midi, le chapitre de Jerome Garci n parlait de cette passion pour le cheval de cette fuite du
quotidien. Le voyage, c'est aussi cela. De la solitude, voulue mais pas subie ; du silence recherche malgre le brui ; de la decouverte mais d'abord de soi. S'assembler pour se ressembler.
A la question maintes fois posee, si je vivrais ma retraite a Bali, je me suis souvent exprime en repondant par la negative. Ici ou ailleurs. Mais, passer mon temps a voyager oui. A moins qu'un jour je ne cesse de fuir. Le voyage apporte la liberte, celle de se retrouver. Enfin avec soi-meme.
J'ai envoye les cartes postales pour certaines de mes connaissances et proches. La France va donc s'estomper, disparaitre, si ce n'est par la langue et par ce billet quotidien.
Les cartes sont le pretexte de donner des nouvelles a des personnes que je vois peu et que j'apprecie. Je me limite dorenavant a une vingtaine. Une annee a Bali, j'en ai envoye 40. Lors de mon retour, dans ma boite aux lettres seulement 3. Revelateur. Non que personne ne voyage - a l'etranger ou en France - mais personne n'avait pense a me mettre sur la liste ! Pas vexe. C'est plus simple de connaitre ses amis.
De mon pays, je garde comme dernier souvenir, un cafe avec ma Princesse preferee, une image de mon pere sur son lit d'ou le regard est souvent absent comme sa vie, et tant de personnes cheres a qui je pense. Partir pour mieux revenir.
Une nouvelle vie commence ici.
Cet apres-midi, superbe seance de vagues : de grandes vagues, j'avais pied et pas trop de courant. Apres LA vague, il y a quelques jours, j'ai eu droit a LA descente. Ce qui es dangereux, c'est la chute sur le sable. Lors de la seconde seance, je me suis habille pour la circonstance ( lire BALI IV : now i'm a cow boy) : bermuda et thsirt de surfeur moulant. Pour la premiere fois, j'ai fait un coucher de soleil dans l'eau avec les vagues qui ne cessaient de redoubler de forces et de regularite. De la gymnastique !
En rentrant, je prends ma douche et voila que j'entends une voix reconnaissable entre toutes ; c'est Fred. Il vient d'arriver de Jakarta ou il n'a pu avoir une correspondance car tous les vols etaient complets. En plus, il me dit, qu'il y a eu un attentat a Jakarta dans deux hotels de luxe (l'article que vous lisait est en 'differe'). Le prochain point pourrait etre Bali, un endroit touristique ... comme ceux que je frequente. Sauf que je ne vais jamais dans les bars, je ne bois pas d'alcool et je n'aime pas apres une seance de plenitude me saouler de bruit musical avec des gens portes sur l'alcool.
Pourtant ce soir, j'ai suivi FRED, dans son bar repaire pour le remercier de m'avoir offert le repas. Il partage ma chambre. Il a rencontre a l'aeroport deux francais qui etait comme lui - mais moins degourdi. On les a croise dans les rues de Kuta. Apres 12 refus d'hotel, ils en ont pris un a 250 000 roupies (rp)> Le Komala revient a 80 000 a deux !
On a parle d'un tour de 20 jours en moto pour commencer. Mais de tout cela, je vous parlerai demain, s'il n'y a pas d'attentat d'ici la.
A la question maintes fois posee, si je vivrais ma retraite a Bali, je me suis souvent exprime en repondant par la negative. Ici ou ailleurs. Mais, passer mon temps a voyager oui. A moins qu'un jour je ne cesse de fuir. Le voyage apporte la liberte, celle de se retrouver. Enfin avec soi-meme.
J'ai envoye les cartes postales pour certaines de mes connaissances et proches. La France va donc s'estomper, disparaitre, si ce n'est par la langue et par ce billet quotidien.
Les cartes sont le pretexte de donner des nouvelles a des personnes que je vois peu et que j'apprecie. Je me limite dorenavant a une vingtaine. Une annee a Bali, j'en ai envoye 40. Lors de mon retour, dans ma boite aux lettres seulement 3. Revelateur. Non que personne ne voyage - a l'etranger ou en France - mais personne n'avait pense a me mettre sur la liste ! Pas vexe. C'est plus simple de connaitre ses amis.
De mon pays, je garde comme dernier souvenir, un cafe avec ma Princesse preferee, une image de mon pere sur son lit d'ou le regard est souvent absent comme sa vie, et tant de personnes cheres a qui je pense. Partir pour mieux revenir.
Une nouvelle vie commence ici.
Cet apres-midi, superbe seance de vagues : de grandes vagues, j'avais pied et pas trop de courant. Apres LA vague, il y a quelques jours, j'ai eu droit a LA descente. Ce qui es dangereux, c'est la chute sur le sable. Lors de la seconde seance, je me suis habille pour la circonstance ( lire BALI IV : now i'm a cow boy) : bermuda et thsirt de surfeur moulant. Pour la premiere fois, j'ai fait un coucher de soleil dans l'eau avec les vagues qui ne cessaient de redoubler de forces et de regularite. De la gymnastique !
En rentrant, je prends ma douche et voila que j'entends une voix reconnaissable entre toutes ; c'est Fred. Il vient d'arriver de Jakarta ou il n'a pu avoir une correspondance car tous les vols etaient complets. En plus, il me dit, qu'il y a eu un attentat a Jakarta dans deux hotels de luxe (l'article que vous lisait est en 'differe'). Le prochain point pourrait etre Bali, un endroit touristique ... comme ceux que je frequente. Sauf que je ne vais jamais dans les bars, je ne bois pas d'alcool et je n'aime pas apres une seance de plenitude me saouler de bruit musical avec des gens portes sur l'alcool.
Pourtant ce soir, j'ai suivi FRED, dans son bar repaire pour le remercier de m'avoir offert le repas. Il partage ma chambre. Il a rencontre a l'aeroport deux francais qui etait comme lui - mais moins degourdi. On les a croise dans les rues de Kuta. Apres 12 refus d'hotel, ils en ont pris un a 250 000 roupies (rp)> Le Komala revient a 80 000 a deux !
On a parle d'un tour de 20 jours en moto pour commencer. Mais de tout cela, je vous parlerai demain, s'il n'y a pas d'attentat d'ici la.
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