Retour sur BALI 3
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Samedi soir
Dans quelques heures LA fameuse soiree, mille personnes sont attendues, uniquement sur invitation.
Revenons sur la journee d hier.
En face d'un temple, je prends le petit pont de bois et me dirige pour une fois vers la droite, essayant de trouver un coin ou je puisse m'étendre et me baigner sans gener les abords de la plage en face du temple (voir chronique passee).
Je marche et je pense avoir trouve un coin sympathique lorsqu un indonesien vient me parler. Du classique : " d ou viens-tu, depuis combien de temps es-tu a bali, est-ce la premiere fois".
Apres cela, d'habitude, on essaye de vous vendre quelque chose mais pas aujourd
hui>
L indonesien s apelle JIMMY et ne me conseille pas de me baigner a cet
endroit.
Je l ecoute donc et fais le chemin inverse.
Me voici donc allongee, contemplant les fortes vagues qui allant s'écraser contre le sable et amorcant un mouvement de reflux rencontrent avec force les nouvelles vagues donnant un spectacle d eclaboussement et de furie> Le ciel se charge de nuage et l envie de me baigner ne me vient pas> Seulement deux personnes sur une distance de 500 metres sont au bord de l eau> J allais oublier le labrador qui y vient pour chercher une bouteille d eau que lui lance sont maitre.
Apres deux heures de bronzage je rentre donc, constatant que les seances se succedantes, ma peau atteint un teint halé. Tant pis pour le coucher du soleil.
Le soir, en discutant avec Daniel, un qui fait partie de la bande des francais dans le commerce, j apprends que deux personnes ont failli se noyer. Elles n arrivaient plus a revenir sur la plage, prises dans la cuvette que former le mouvement des vagues> Elles ont du etre chercher par bateau.
Depuis mon precedent voyage, il y a deux ans, je sais qu il faut rester humble face aux elements naturels.
Ete 2003, Bali, je me baigne du cote de KUTA, personne ne nage aussi loin> Je cotoie les surfeurs> Il faut que je fasse attention et aux surfeurs et aux requins comme dirait Brice> Un canot vient a ma rencontre me proposant un gilet de sauvetage> Je refuse, bien sur, quelle utilite ! Et la, en quelques secondes, je vois, le ciel s obscurcir, la mer changer, les courants s inverser>
Leger flottement, petit moment de panique vite maitrise car je sais que je peux nager en piscine en endurance 1h30. Lorsque je fais deux brasses, je recule d encore plus de distance. Finalement, en accentuant la cadence et en me laissant deriver, j arrive sur la plage.
Depuis ce jour, je n ai plus ete celui qui allait le plus loin et au moindre coup de sifflet des maitres nageurs, le retour sur la plage etait immediat. Pour vous donner, un autre d idee de la force du courant : meme avec de l eau jusqu au genoux, il etait presque impossible d avancer.
Hier soir, week end, allege car un peu fatigue : resto, pub et boite mais coucher a 5h30, au lever du soleil.
Je ne peux oublier de citer GROS BILL. C est un indo, sourd muet, qui a du faire de la muscu. En passant a cote de moi il me touche du doigt, je me retourne et lui tend la main en oubliant qu il ne serre jamais les mains des garcons (et pourtant ....)>
Il me tend sa main et la ramene vers son oreille. Et la j ai cru entendre "CASSé" !
