Vol AF447 : l'enquête prouve l'incohérence des vitesses mesurées
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Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a annoncé vendredi que l'enquête sur le vol Rio-Paris a permis d'établir "à partir de
l'exploitation des messages automatiques transmis par l'avion, l'incohérence des différentes vitesses mesurées".
L'avion possède différents calculateurs afin de mesurer la vitesse et "il s'avère qu'il y avait une incohérence entre ces vitesses" mesurées, a expliqué le BEA. L'enquête a aussi
permis de confirmer "la présence à proximité de la route prévue de l'avion au-dessus de l'Atlantique d'importantes cellules convectives caractéristiques des régions équatoriales". Cela
correspond à des phénomènes orageux particuliers. Le BEA tiendra un point de presse samedi en fin de matinée au Bourget.
Les débris récupérés dans l'Atlantique par des secouristes brésiliens ne proviennent pas de l'Airbus A330 d'Air France qui s'est abîmé lundi, ont déterminé jeudi les enquêteurs. A Paris, le secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, a appelé une nouvelle fois à la prudence sur les données de l'enquête et indiqué que la priorité était la recherche des boîtes noires. "L'objectif principal, c'est de mettre la main sur ce qu'on appelle les boîtes noires, les enregistreurs de vol", a-t-il dit sur RTL. Dominique Bussereau a indiqué qu'il n'était pas question d'incriminer les Brésiliens, qui sont "frères" dans la douleur.
Dans la matinée de jeudi, le général Ramon Cardoso, directeur du département de contrôle de l'espace aérien brésilien, avait annoncé que la marine avait récupéré une première pièce provenant de la soute à bagages de l'Airbus. Mais quelques heures plus tard, il a dû faire machine arrière : "Jusqu'à présent, aucune pièce de l'avion [d'Air France] n'a été récupérée", a-t-il dit à la presse. Il a expliqué que la pièce remontée par un hélicoptère était "en bois" et qu'il "n'existait pas de pièces en bois sur cet avion" (l'Airbus, NDLR). Le général Cardoso a aussi affirmé que l'huile découverte à la surface de la mer était celle "d'un navire, pas d'un avion" car il s'agissait d'huile et pas de kérosène.
Onze avions de l'armée de l'air brésilienne quadrillent une zone de 6 000 km2, à partir d'une base située dans les îles de Fernando de Noronha, au large des côtes du nord-est du Brésil. En mer, trois navires de guerre brésiliens passent au peigne fin le secteur présumé de la catastrophe.
L'Airbus, qui se rendait de Rio de Janeiro à Paris, a disparu pour des raisons encore non élucidées, avec 228 personnes à bord, alors qu'il survolait l'Atlantique. Les familles des victimes étaient attendues près du lieu de la catastrophe de l'Airbus qui s'est abîmé avec 228 personnes à bord, dont 59 Brésiliens, dans la nuit de dimanche à lundi. L'armée de l'air a indiqué que les familles devaient se rendre à Recife, sur la côte nord-est, à quelque 1 000 km de la zone de recherche, mais un membre des familles a déclaré que celles-ci voulaient se rendre sur l'île de Fernando de Noronha, à 360 km de la côte, où est située la base avancée des opérations.

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