SUPERMAN RETURNS
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Brian Singer a donc délaissé les XMEN (réalisateur du 1 et 2 mais le troisième est le plus réussi) pour poursuivre sur un autre personnage de bande dessinée : Superman. Tout d'abord, on ne peut s'empêcher de penser à la ressemblance de l'acteur avec celle de Christopher Reeves aujourd'hui décédé (il a fini tétraplégique suite a un accident de cheval). Le film lui est dédie ainsi qu'a sa femme. Autre constatation, Superman revient après les attentats du 11 septembre. Apres ce choc, les américains retrouvent leur sens de la supériorité avec ce héros sans reproche et presque invincible (si ce n'est avec de la kriptonite) comme nous le montre la scène avec la balle dans l'oeil.
Contrairement aux XMEN qui portent en eux les difficultés à s'intégrer dans le monde des humains du fait de leurs différences, SUPERMAN est défini comme un sauveur du monde et plus particulièrement du sol américain. Pour être universel, le film va tout de même montrer les divers exploits par extraits de reportages Télé aux divers coins du monde, dont la France ! C'est donc du côté de Clark Kent qu'il faut chercher l'intérêt. Celui-ci a la forme de Lois Lane qui après 5 ans de disparition de Clark, s'est mariée, a un enfant (dont on pressent qu'il est de ce dernier) et un prix Pulitzer pour un article intitulé 'Pourquoi le monde n'a pas besoin de Superman'. Un thème attirances/oppositions classique dans les comics avec un triangle amoureux pas abouti qui va alors se décliner.
Ce qui marque dans ce film, c'est le contexte historique. On ne peut croire à un sauveur de l'humanité que le film d'ailleurs amplifie en donnant à Superman un aspect christique. Superman sauve un avion militaire, le 11 septembre est loin. Superman se fait maltraiter sur le nouveau continent qui émerge, un peu normal puisqu'il perd ses pouvoirs mais ce sont les images de sa chute ou du globe du Daily Planet qui font appel à la mythologie, Superman encaissant toute les pêchés du monde.
Ce qui est gênant, c'est que l'on ne peut s'échapper de ce personnage typé. Et même si l'on pense à Christopher Reeves, lorsque Superman - sans costume - est sur son lit d'hôpital laissé pour mort, on sait qu'il ne peut mourir. Les effets spéciaux sont présents, l'idée de l'émergence d'un nouveau continent est intéressante mais confirme l'idée qu’à partir d'un personnage simple et malgré une mise en scène que l'on remarque, on fait un film simple, simpliste.
