MENU

Stop à la SCOP du COURRIER PICARD

  • Kitano
Il n'y a plus de coopérative ouvrière dans la presse quotidienne

«Le Courrier Picard», pour pouvoir se recapitaliser, a renoncé à rester une Scop. C'était le dernier quotidien français à vivre sous ce statut.


Triste nouvelle dans l'histoire des journaux français. Et signe des temps difficiles que vit la presse écrite. Les sociétaires-salariés du journal régional Le Courrier Picard ont décidé à une écrasante majorité de renoncer à le recapitaliser eux-mêmes. Avec cette décision, ils abandonnent de facto le statut de coopérative ouvrière et ouvrent la porte à un repreneur.

Sur 179 inscrits et 167 votants à ce référendum mené devant huissier, 146 salariés ont décidé de renoncer à cette recapitalisation et «d'engager un processus de négociations avec un repreneur potentiel». Outre les neuf suffrages nuls et les cinq bulletins blancs, seulement cinq salariés acceptaient une recapitalisation interne qui se serait élevée à 20.000 euros pour chaque sociétaire.


Le Courrier Picard était le dernier quotidien français à vivre encore sous le statut de Société coopérative ouvrière de production (Scop) depuis 1944.

Le groupe nordiste de presse La Voix du Nord - lui-même contrôlé par le groupe belge Rossel - est en position idéale pour en devenir le repreneur puisqu'il possède déjà 45% des parts du journal picard en partenariat avec le Crédit agricole et la société Groupama depuis 1985.


Le Courrier Picard diffuse actuellement 67.000 exemplaires, dans les trois départements de la Picardie (Somme, Oise, Aisne), pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros. Il compte 201 salariés, dont une rédaction de 95 journalistes pour servir sept éditions.

(Source AFP)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog