On dort 6h58 par nuit
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Un tiers des Français dorment mal et 55% rêvent de rester sous la couette plus longtemps (8 à 9 heures), selon un sondage réalisé par l’Institut national du sommeil et de la vigilance. 13% des personnes interrogées font la sieste.
(Flickr/Tétine)
Les Français dorment de moins en moins, grignotant chaque année quelques minutes sur la durée de leur sommeil quotidien descendue cette année en-dessous de sept heures en semaine.
L’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) a fait réaliser un sondage sur le sujet à l’occasion de la 9ème Journée du sommeil, le 18 mars, où il apparaît que la durée moyenne des nuits des personnes interrogées est de 6h58 en semaine, et de 7h50 le week-end (sondage BVA réalisée auprès de 1000 personnes de 18 à 55 ans).
33% des personnes interrogées dorment six heures (ou moins) en semaine contre 17% le week-end.
En 50 ans, le temps de sommeil quotidien a été réduit en moyenne d'1h30. Un tiers des gens disent mal dormir et 55% souhaiteraient rester sous la couette plus longtemps (8 à 9 heures). Sur une année, selon les experts, il nous manque plus d’un mois et demi de sommeil par rapport à nos besoins.
Parmi les raisons de ce sommeil insuffisant, le Pr Damien Léger, président du conseil scientifique de l’INSV, cite l’«électronicisation» des chambres, avec réveils lumineux, télévision, radio, téléphone portable, ordinateur… «La majorité des gens ont trois ou quatre équipements électroniques dans leur chambre, surtout les plus jeunes».
Il relève aussi des problèmes d'insomnie chez les 25-35 ans, due notamment au stress de la première expérience professionnelle.
Enfin selon le Pr Léger, près de la moitié des parents sous-estiment le besoin de sommeil de leurs jeunes enfants, qui varie de 14-15h à six mois à 12h vers 3/4 ans.
Certes, 13% des Français font la sieste dans la journée, mais selon le Pr Léger «ils font des siestes trop longues, de 1h ou 1h30», qui grappillent sur le temps de sommeil de la nuit
suivante et dont ils sortent «dans le cirage».
«On recommande des siestes d’un quart d’heure ou 20 minutes», y compris sur le lieu de travail. Pour l’INSV, la sieste permet en effet de «maintenir la vigilance pour le reste de
la journée».
Le manque de sommeil est lourd de conséquences, favorisant l’obésité et le diabète, mais aussi les affections cardio-vasculaires ou psychiques (anxiété ou dépression). Selon l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa) la somnolence est la première cause d’accident sur autoroute (1 accident sur 3), avant l’alcool (1 sur 6) et la vitesse (1 sur 10).
Selon une enquête de 2007, 28% des conducteurs du réseau autoroutier reconnaissent avoir souffert de somnolence et 5% ont eu un «presque accident» -genre franchissement des lignes démarquant les voies- lié à la somnolence, soit 1,5 million de conducteurs chaque année.
(Source AFP)
