Palouma, on l'aime déjà !
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Prévu à Arbas, en Haute-Garonne, le lâcher avait dû être suspendu en raison d'une manifestation de quelques dizaines d'opposants à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées françaises. Vers 19 h 30, alors que le lâcher se préparait, les opposants, dissimulés au milieu des arbres à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour faire passer l'ourse à sa sortie du camion, ont commencé à manifester bruyamment en poussant des cris, agitant des clochettes et faisant exploser quelques pétards pour effrayer la première des cinq ours slovènes à rejoindre les Pyrénées françaises.
En début de soirée, le véhicule dans lequel se trouvait Palouma, une ourse de 4 à 5 ans capturée dans la nuit de lundi à mardi en Slovénie, était reparti vers une destination inconnue. "J'ai honte de cette manifestation indigne, de ces gens qui se comportent comme des ânes, des imbéciles, nous devons suspendre l'opération, mais cet ours sera lâché et nous ne renoncerons pas à notre plan de renforcement de la population ursine", avait déclaré la ministre de l'écologie, Nelly Olin, faisant état de "plusieurs interpellations".
L'ourse avait été transférée par la route depuis la Slovénie. Juste avant que le convoi arrive au village d'Arbas, dont les accès étaient filtrés par les forces de l'ordre, une dizaine d'autres manifestants avaient brièvement réussi à le retarder, se couchant sur un pont à un kilomètre du village avant d'être fermement évacués.
"Nous demandons qu'on laisse les habitants de la montagne travailler et vivre en paix, ce qui sera de moins en moins possible avec l'ours", avait alors déclaré Augustin Bonrepaux, député (PS) et président du conseil général de l'Ariège, qui se trouvait parmi eux. Burgalays, comme Arbas, fait partie des quatre communes pyrénéennes volontaires pour accueillir cinq nouveaux ours, qui viendront renforcer une population de 14 à 18 bêtes.
