Attendez pour faire le plein !
-
Pierre Terzian est directeur de la rédaction de la revue Pétrostratégie.
Oui, si l’Opep ne réduit pas de façon drastique sa production.
La récession entraîne en effet une baisse de la demande de pétrole bien plus rapide que les statistiques ne le laissent apparaître. Face à cela, il y a donc surplus
de l’offre.
La situation est à ce point inquiétante que les Saoudiens, la semaine dernière, sont sortis de leur habituelle réserve pour donner des objectifs
chiffrés.
Le roi en personne a déclaré que les prix du brut devaient tourner autour de 75 dollars le baril. Son ministre du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, a expliqué qu’en
dessous de 75 dollars le baril, les investissements dans les champs futurs allaient devoir être stoppés car trop coûteux.
Or, comme il faut sept à dix ans pour développer un nouveau champ, si la demande de pétrole repart brusquement dans deux ou trois ans, on risque de heurter un mur !
