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MESRINE L'INSTINCT DE MORT

  • Kitano
  • Films

Rarement film français n’aura montré un tel dynamisme, une telle envergure dans son sujet, ne se cantonnant pas à une simple présentation dans une mise en scène classique.

 

Jean Claude RICHET en réalisant MESRINE a changé les codes : deux longues parties qui pour la première nous présente la vie de ce délinquant devenant l’ennemi public numéro au Québec (1969) avant de retourner en France, mais cela sera pour le prochain épisode. L’affiche est révélatrice, autant la seconde est d’inspiration christique, autant la première fait ressortir l’agressivité avec au premier plan ce pistolet tendu dont on voit nettement le canon et avec comme mention ‘PART 1’.

 

L’ordre chronologique est gardé, faisant débuter cet instinct de mort lors de la guerre d’Algérie, pendant une séance de torture. Sauf qu’en prologue, en split screen (écran partagé), on nous présente la fin, la journée du 2 novembre 1979, dont les tirs et l’issue fatale seront sûrement montrés dans l’épisode 2.

Comment une personne qui aurait pu être un employé sinon modèle du moins ordinaire va-t-il tomber, sombrer dans le banditisme ? Argent facile, certes. L’attrait est de deux ordres : le premier vient d’abord du personnage complexe. Car même s’il est violent, cet individu a une morale. Il a été marié, a eu trois enfants et a défendu sinon la veuve du moins la prostituée. On se souviendra aussi de cette phrase à son père lorsqu’il quitte le foyer parental : « on dirait que les couilles ont sauté une génération dans cette famille », lorsque ce dernier lui dit « Ta mère et moi …. ».

 

Ensuite, il y a la mise en scène alternant plusieurs styles. Le début poussif avec une reconstitution cinéma à l’ancienne ne semble exister que pour mieux être dynamité dans l’action comme l’attaque de la prison, digne de films américains. On se demande même si cela est vrai tellement cela paraît improbable. Par contre, même si l’on ne peut que condamner les méthodes inhumaines de la prison québecquoise, force est de constater qu’ils arrivaient à « calmer » les prisonniers les plus durs. Il est vrai, en les rendant fous ou presque en les mettant nus, leur faisant subir coups, tortures psychologiques avec une nourriture réduite.

 

De cette première partie, il ressort surtout la violence, l’instinct rebelle mais sans glamour dans ce/le milieu. Des indices laissent penser que l’attrait pour les médias s’amplifiera.

L’INSTINCT DE MORT est l’une des surprises françaises de cette année, emmenée par l’interprétation d’un Vincent Cassel sur lequel repose en grande partie cette réussite.

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T
mais j'ai vu les 2 !
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K
<br /> cela s'explique mieux donc!<br /> <br /> <br />
K
mais comment fait-il pour parler si bien de films qu'il n'a pas vu !!long aussi, 2h10, trop long pour aboutir à la scène final qui en fin de compte tombe dans le biopic classique (on ne retient que les faits saillants en oubliant la part d'ombre)
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T
La partie 2 c'est plus les gendarmes et les voleurs, avec une touche psycho-Polac-politico-sociologique-journalde20heure-analystedeWoody-  à 1.5 euro ! mais le problème c'est qu'on le compare au 1 . . . mais je ne regrette pas de l'avoir vu
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K
je partage ton avis. La partie deux est moins réussie. On en parle au Masque ce dimanche
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T
j'ai rarement vu un film aussi violent ! et réussi
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A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog