Burn, Hollywood burn
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Hollywood: les studios mettent en garde les acteurs qui menacent de faire grève
M. ANZUONI / REUTERS ¦ La comédienne Sandra Oh manifeste aux côtés des membres de la Writers Guild of America (WGA) lors de la grève des scénaristes à Hollywood, le 20 novembre 2007.
«Le SAG doit comprendre qu'une grève serait économiquement dévastatrice pour toute l'industrie, y compris pour ses propres membres, ainsi que pour l'économie en général», a déclaré l'AMPTP dans une longue lettre adressée à ses 300 membres. Pour être certain que le message passe bien, le syndicat des producteurs insiste: «Une grève du SAG en ce moment de marasme financier reviendrait à verser de l'essence sur un incendie, et c'est incroyable que le SAG puisse appeler au vote d'une grève quand le reste du pays est confronté à une crise financière sans précédent.»
Mais le SAG ne veut rien savoir. Il réclame toujours une hausse des salaires pour les acteurs touchant moins de 100.000 dollars par an et davantage de dividendes sur les ventes de DVD et d'oeuvres exploitées sur Internet et les nouveaux médias numériques. Pas question répond l’AMPTP. Les studios «continueront de communiquer de façon énergique leur position fondamentale: les six autres conventions collectives que les producteurs (l'AMPTP) ont souscrit cette année comprennent des bénéfices économiques significatifs avec des droits nouveaux liés aux nouveaux médias» indique l'AMPTP, faisant référence notamment aux accords conclus avec les scénaristes ou les réalisateurs. Et de conclure: «La conclusion est claire: aucune autorisation de grève -ni aucune grève- ne peut changer ces faits basiques.» La hache de guerre est donc loin d’être enterrée.
Avec agence
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