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LE VOLEUR DE BICYCLETTE

  • Kitano
  • Films

Presque 60 ans après sa sortie, il m’a été donné de voir ce film italien de Vittorio de Sica, emblème du néo-réalisme. Le sujet est simple : en Italie, à la fin des années 40, Antonio après deux ans de chômage obtient un emploi comme colleur d’affiches. Mais pour cela, un vélo lui est indispensable. Réussissant à récupérer le sien au Mont de Piété, il se le fait voler le premier jour. Dès lors, il n’a qu’une obsession, le retrouver. Son fils, de dix ans environ, qui travaille dans une station service, l’accompagne.


Ce qui est marquant est de deux ordres : le premier est historique avec la présentation d’une Italie qui au sortie de la guerre est pauvre, enfin les personnages que l’on nous présente. Pauvre mais pas misérable. Le mouvement ouvrier (avec la volonté d’une intervention de l’Etat comme il l’est énoncé lors d’une réunion syndicale) est solidaire. Les conditions de vie montrées révèlent – sûrement comme en France – une absence d’eau courante dans des appartements avec un mobilier rudimentaire. On mange à sa faim même si l’on a gagé le peu de biens que l’on avait (un vélo, des draps).
Ensuite, c’est le côté moderne ou plutôt une résonance : chômage, exploitation, marché parallèle dû plus au niveau de vie qu’à une structure. L’ouvrier est heureux d’obtenir un emploi, de pouvoir échafauder de meilleurs jours dans sa piètre position.


La réalisation va dans une intelligence de la mise en scène parcourir la ville, les personnages, sinon en intime du moins en émotions, renforcée par le fait que les acteurs ne sont pas professionnels ou presque. Aucun des trois personnages de la famille ne tournera beaucoup, mais on retiendra le visage fiévreux de Lamberto Maggiorani.

La référence à l’Amérique est présente par touches légères (l’affiche de Rita Hayworth dans Gilda) et surtout dans la référence au KID de Charlie Chaplin (scène où le père et le fils sont assis sur un trottoir) jusque dans l’affiche. On dirait d’ailleurs une adaptation dans le dernier tiers du film ; les rapports entre le père et le fils étant aussi importants que la déambulation urbaine notamment dans certains quartiers défavorisés.


Film qui passe du tragique à la comédie pour ensuite revirer, c’est ce qui peut parfois gêner comme l’impression de collage entre scènes intérieures et extérieures, mais un demi-siècle plus tard, LE VOLEUR DE BICYCLETTE garde un témoignage de l’Histoire ainsi que de l’histoire du cinéma.

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K
j'ai un VTC mais je pense acheter un vélo 'électrique' !
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T
c'est pour ça qu'on afait Véli'b et Vélo' v !
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A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog