L'exposition
L'artiste et illustrateur sonore Frédéric Sanchez, le commissaire de l'exposition, met en avant les différents aspects de cette œuvre protéiforme dont la particularité est
d’avoir été pendant quarante ans, à l’instar de celle de David Bowie en Angleterre ou de Bob Dylan aux États-Unis, un catalyseur des époques.
Gainsbourg a toujours été en avance sur son temps : son écriture, ses compositions, ses collaborations, ses orientations esthétiques et même la conduite de sa vie privée ont
bien souvent précédé et influencé l’évolution des mœurs et celle des mouvements artistiques et culturels.
Il jouait avec les mots et les références, empruntait tant à la culture classique que populaire, décalait, transformait, arrangeait, inventant ainsi une nouvelle forme de
composition faite de montages et de collages.
Son travail sur la musique, les mots et les images est résolument moderne : sampling, mixage, remixage, emprunt, citation, autocitation et détournement prédominent et
préfigurent les images et les sons de la culture d’aujourd’hui. L'exposition présente une centaine d’images animées, extraites de films et de documents audiovisuels, des photos,
des lectures de textes de l'auteur par Vanessa Paradis, Bambou, Alain Chamfort, Isabelle Adjani, Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve, Jacques Dutronc...
L’exposition s’articule autour de quatre grandes périodes :
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- La "période bleue" (1958 - 1965) : les années d’apprentissage de Serge Gainsbourg, ses débuts de "peintre maudit" et ceux de "chansonnier prometteur"
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- Les idoles (1965 - 1969) : la nouvelle vague, le yéyé et les tubes musicaux
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- La décadanse (1969 - 1979) et la mise en scène de l’Éros de son couple, au point d’en faire une image publicitaire
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- Ecce homo (1979 - 1991) : coup d'éclat politique