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Ciné : WALK THE LINE

  • Kitano
  • PoP

Les biopics ont leur qualités mais leurs limites surtout lorsque le personnage est plus fort que ce que l’on veut transcrire. La vie de Johnny Cash en ait ainsi et même si l’on décide de nous montrer la vie de son enfance jusqu’à la fin des années 60, sorte de success story dans la musique et contre la drogue, on ressent que toutes les douleurs de l’homme sont tenaces et que la vie en était moins romancée.

 Du traumatisme de la mort de son frère, aux drogues en passant par une reconnaissance paternelle qu’il n’aura pas avec des histoires d’amours tumultueuses, les deux heures nous distillent une tranche de vie mais le plus important se perçoit dans la totalité.

 James Mangold, à partir de la biographie de Johnny Cash et avec le regard de son fils, nous fait partager la descente vers l’addiction, les tournées éreintantes et les tentations qui vous éloigne d’abord de vous. Après avoir réalisée UNE VIE VOLEE où Angelina Jolie volait la vedette à la productrice et actrice du film Winona Rider, c’est au tour du réalisateur de se faire voler le film par son sujet. On ne pourra et cela n’est même pas souhaitable, arriver à coller des bouts de vie sur un homme qui dépasse son statut même d’icône.

 

Pour autant, il faut reconnaître dans lesbiopics  une interprétation saisissante (qui mène souvent vers l’Oscar). Dans le rôle principal, Joachim Phoenix, plus glamour que l’original donne une composition de qualité et Reeze Witerspon est convaincante dans le rôle de June Carter, avec une voix plus intéressante que l'écoute des disques d'origine ;  car les deux comédiens prêtent leur voix aux chansons.

 

Un film qui fait ressortir plus la lumière que l’ombre sur Johnny Cash, bien que le film aurait pris plus d’ampleur avec la descente musicale et le retour triomphant de celui que l’on appelait « l’homme en noir » qui arrivait avec ce simple  « hello I’m Johnny Cash » lors de ses concerts, dont celui dans la prison de FOLSOM avec la fameuse chanson (« j’ai tué un homme juste pour le voir crever ») restera une date pour les amateurs.

 

Pourtant le dernier album – sorti après sa mort - est un disque de reprise du livre de cantique de sa mère. Presque tout est dit. On est plus dans le film, on n’est plus dans la vie.

Du mythe au mystique, Johnny Cash est un homme qui va continuer à me hanter.

 

 

 

 

 

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