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DEATH RACE, le film sort demain

  • Kitano

Le plus intéressant est l’introduction par les premiers mots (prophétiques !) du contexte du film : « dans une Amérique en déconfiture économique, avec un fort taux de chômage, les gens veulent des émotions fortes en la compétition d'une course mortelle (Death Race) entre prisonniers, dont le gagnant obtient la liberté, après un certain nombre de victoires ».

Fallait-il un remake de ce film de 1975 (avec David Carradine et Sylverster Stallone), qui tient en quelques lignes et qui aujourd'hui est prétexte a des effets spéciaux, il est vrai saisissants pour ceux qui aiment les courses de voitures avec tamponnages et tirs de mitraillettes ?

On se croirait dans MAD MAX, d’ailleurs le prisonnier au doux surnom de Frankenstein porte un masque et l’on pense aussi au postulat de ROLLERBALL, encore une production Roger Corman, sorti en 1975 (un remake eut lieu en 2001, par John Mc Tierman).

Le réalisateur Paul Anderson - à ne pas confondre avec Paul Thomas Anderson (There will be blood) ou Wes Anderson (The Darjeeling limited) - avait déjà commis MORTAL KOMBAT et RESIDENT EVIL sortis tout droit de jeux vidéo ; c'est encore le cas. Comme il est aussi producteur et scénariste, la trame existante a été reprise et remise au gout du jour : Jason Statham, acteur bien musclé (vu dans THE BANK JOB) rappelle Vin Diesel et Bruce Willis, on a droit à la présence de filles sorties de clips vidéos de rappeurs américains avec le traitement adéquat, le tout dans une histoire où il y a un innocent et la liberté en fin de course (comme dans LE PRIX DU DANGER qui eut d'ailleurs un remake avec Scharzenneger en 1988). Les personnages typés sont présents à savoir la blonde sans scrupule organisatrice  de la course, le maton vicieux, les copains, les différentes bandes.

Enfin, il fut amusant de voir le clin d’œil dans le traitement du lancement promotionnel de la course à la télévision : payante (99$ pour une course, 250 pour les 3), cette émission est interdite aux moins de 18 ans, alors que le film lui ne l'est pas ! Détail scénariste mais révélateur, sa femme ayant été tuée (on se demande pourquoi), le personnage principal va en prison et retrouve le meurtrier mais au lieu de le faire avouer, il le tue. D'une certaine manière, cela arrange pour la poursuite des courses.

Les amateurs de voitures avec explosions baignées dans un son de musique métal pourront apprécier, les autres continueront leur chemin tranquillement.
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