TAT
-
Le contenu de cet article est PROUVÉ
Faisons la lumière sur un point obscur
C’est ainsi que l’on présente de façon un peu lapidaire ce phénomène très curieux mais facile à expliquer : du fait de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, chaque pôle est éclairé à son tour pendant six mois consécutifs. Corolaire : il fait nuit les six autres mois... C’est ce qu’il ne faut pas démontrer.
Car c’est oublier le crépuscule. Ce fameux crépuscule propre à la Terre et dont nous devons le spectacle parfois splendide à la présence de l’atmosphère. Or, pour des raisons géométriques un peu longues à expliquer, le crépuscule ne dure pas aussi longtemps partout, et ceux d’entre nous qui ont un peu voyagé savent qu’entre les tropiques, il est très bref, quelques minutes à peine. À Paris, le crépuscule dure une heure environ (cette durée est légèrement variable, un peu plus longue en été et en hiver qu’au printemps et en automne, toujours pour les mêmes raisons géométriques.) Plus on va vers le Nord, plus le crépuscule est long. À Helsinki, autour du solstice d’été (21 juin), il peut durer plusieurs heures, et rattraper le crépuscule du matin... pour une nuit blanche.
Au pôle même, le soleil ne se couche qu’une fois par an, le 21 septembre, mais c’est alors que commence un crépuscule interminable. Pour que la nuit soit complète, il faut en effet que le soleil soit à douze degrés sous l’horizon. Depuis le pôle, la glissade apparente du Soleil est si lente qu’il mettra environ... deux mois à atteindre ces fameux douze degrés. La nuit polaire est donc noire à partir du 20 novembre seulement. L’hiver passe, mais dès que le Soleil atteint de nouveau douze degrés sous l’horizon (cette fois-ci en remontant), l’aube point. Nous sommes maintenant autour du 20 janvier. La nuit noire aura donc duré deux mois à peine et non six.
