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RETRO : La capture du CO2 est expérimentée

  • Kitano

Cernée par les éoliennes, la cheminée de l'usine d'électricité de la société Elsam, à Esbjerg (Danemark), plantée au milieu de collines de charbon, crache en continu un panache clair de fumée. Dans ses entrailles, une dérivation a été faite pour diriger 0,5 % de cette fumée vers une petite "usine à gaz". Des cascades de filtres, absorbeurs et régénérateurs enrobés d'inox ont été assemblées pour piéger l'essentiel du dioxyde de carbone (CO2) issu de la combustion du charbon qui alimente cette centrale de 420 mégawatts.

Ce prototype fait partie du projet européen Castor (pour captage/stockage du CO2), piloté par l'Institut français du pétrole (IFP) et qui rassemble une trentaine de partenaires, industriels et organismes de recherche, de onze pays. Financé sur quatre ans (2004-2008) à hauteur de 16 millions d'euros, dont 8,5 millions sont financés par l'Union européenne, Castor vise à valider des technologies destinées aux grosses unités industrielles - usine électrique, aciérie, cimenterie, etc. -, dont l'activité engendre 10 % des émissions européennes de CO2.

Il s'agit de faire en sorte que ces technologies soient compétitives avec le prix européen des permis d'émission de CO2 (actuellement, 27 euros/tonne). Les industriels soumis à des quotas d'émissions doivent en effet soit payer en cas de dépassement de ces quotas, au tarif du moment, soit avoir investi dans les procédés de capture ou de stockage afin de réduire leurs émissions.

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