CHRONIQUE DES MORTS VIVANTS
-
40 ans apres ce qui restera la naissance d'un genre (LA NUIT DES MORTS VIVANTS) et trois ans apres la quatrieme aventure de ces
morts-vivants (LAND OF THE DEAD), voici que Georges Romero remet le couvert - si je puis ecrire cela - sous forme de syndrome PROJET BLAIR WITCH autrement dit les images sont celles prises par un
etudiant metteur en scene qui va filmer le debut de la contamination, de la propagation du retour des morts-vivants au pas toujours aussi lent qui ont toujours autant envie de mordre et dont la
seule facon de se debarasser est de leur eclater la cervelle (pour ceux qui ne sauraient pas depuis 40 ans !).
Un film de Romero se distingue aisement de ceux de la jeune generation, on percoit un recul, un message qui depasse le seul but de donner du frisson ou de monter dans la surenchere. Mais, pour le
procede du film qui est de montrer les images tournees ou enregistrees, le film vient s'ajouter a la liste de cette annee qui compte EN QUARANTAINE (reportage
tele), CLOVERFIELD (reportage prive) et bien sur le dernier De Palma (REDACTED, reportage de guerre).
Se mefier des images, de la force des medias, savoir trouver la verite, placer son art au-dessus de la morale : la contamination est cette fois televisuelle. Effrayer d'abord le peuple est l'une
des techniques de manipulation (voir l'ete dernier la critique sur le film de Mickael Moore - SYCHO). On peut penser que le realisateur se reconnait dans le personnae du (vieux) professeur de
cinema accorche a sa bouteille mais excellent tireur a l'arc.
Pourtant, si pertinente soit la demonstration, le film suit les lois du genre et s'il suscite quelques scenes sanglantes classiques, il ne parvient pas a depasser son classement en serie B de la
bande decimee.
