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QUATRE MINUTES

  • Kitano
  • Films

Après le superbe LA VIE DES AUTRES, l’an dernier, il semble qu’une tendance, qu’une ligne esthétique se dessine de l’autre côté du Rhin. Elle tiendrait à une histoire reliée à l’Histoire, aux couleurs fades, à l’image DV et à l’interprétation décisive d’un des personnages.

 

C’est le cas avec la seconde réalisation de Chris Kraus racontant l’histoire d’une jeune meurtrière, pianiste douée rencontrant dans la prison celle qui essaye de donner une rigueur à ses élèves, voire même à un des gardiens. L’histoire va nous dévoiler le cheminement de ces deux personnages : l’une hyper sensible et très agressive et l’autre tout en retenue. Deux personnes différentes mais qui souffrent de traumatismes. La problématique n’est pas « peut-on vivre pour la musique ?» comme il est entendu mais plutôt « que cache-t-on derrière la musique ?».

 

Ces deux femmes presque au bout de leur vie (l’une suicidaire, l’autre résignée) se rapprocheront mais sans jamais se sourire. La structure du scénario semble avancer pour la scène finale, comme s’il était basé sur cela avec des psychologies chargées et des flash-back trop insistants. Leurs différentes relations sont montrées comme un jeu de miroirs mais en se perdant.

 

L’interprétation de Monica Bleibtreu est l’intérêt du film avec cette passion gardée secrète dans son monde qui n’aurait pas changé. Face à elle, la jeune Hanna Herzprung montre sa détermination, le malaise d’une vie où elle ne fut qu’une victime ; à côté Christiane F. (droguée, prostituée) fait figure d’écolière. S’il y a certaines facilités dans le pathos, le portrait de femmes est intéressant avec une scène emblématique : Jenny voulant fuir dans un hôpital se retrouve coincée dans une grande chambre, elle prend son élan et va se fracasser contre la vitre, finissant à terre, inconsciente.

 

On gardera les qualités et le ton personnel de QUATRE MINUTES, à l’image du générique de fin et de sa dédicace.

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K
Tout d'abord merci de ton commentaire :-)Sortie mi-janvier, je ne l'ai vu que la semaine dernière ! Ce qui est intéressant, c'est que se dessine un renouveau du cinéma allemand avec de jeunes réalisateurs (la quarantaine).Et ce film, même s'il souffre d'imperfections donne cette sensation que derrère un film, il y a un auteur. Bientôt DARJEELING, le film à voir !
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P
Bonjour !Malheureusement j'ai raté ce film... et je le regrette à nouveau en lisant ta critique ! Mais bon, il reste encore la possibilité du DVD...Bisous,Pénélope.
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A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog